mardi 9 septembre 2014

Peut-on tout lire ?


On se posait déjà la question si on pouvait tout écrire, et l’histoire de la censure démontre que le sujet a connu de nombreux renversements. Désormais, on semble changer de registre en s’interrogeant sur le fait de vendre ou de ne pas vendre tel ou tel livre. C’est le récit d’une passion amoureuse, qui a suscité ce nouveau débat. Lorsqu’une ancienne ex première Dame relate par le menu la décadence d’un homme, les libraires s’interrogent sur leur rôle.

 

Tous les livres peuvent-ils être vendus ?


 

Certains se frottent les mains, en pensant aux déjà 200,000 exemplaires vendus en quelques jours seulement. Lorsque les pages se transforment en monnaie sonnante et trébuchante, l’odeur du caniveau semble masquée par celui si longtemps interrogé de l’argent.

Mais les libraires ont-ils raison de se poser la question ? Loin de moi l’idée de dénoncer un acte politique mais de souligner qu’il s’agit bel et bien d’un acte de censure. Les autodafés nouvelle génération seraient-ils sur le point de se généraliser ?

 Les censeurs ne sont plus du côté du bucher donc mais de celui du tiroir-caisse. En se refusant de distribuer tel ou tel livre, les libraires ne jouent plus leur rôle et il faut s’efforcer de le dénoncer. Ou alors, on déplorera dans quelques années à ne plus trouver de livres sur l’histoire du Moyen Orient dans les librairies célébrant le merveilleux de l’Occident Médiéval.

Les arguments avancés peuvent être balayés d’une main. Qui connait la vérité ? Ne comptez pas sur moi pour démêler le vrai du faux, car il est hors de question que je lise ce genre de livre. Une censure sous la seule forme qui soit acceptable : se censurer soi-même. Le pouvoir, une fois de plus, devrait revenir à l’Individu et non pas à une caste ou à une congrégation (même si elle n’est pas religieuse).

Ces mêmes libraires s’empressent de mettre en avant les « classiques » de la littérature française, comme si les Grands noms de la langue de Voltaire ne s’étaient pas abaisser à certains écrits plus que sulfureux.

La profession (d’écrivain, de libraire, d’éditeurs) se cherche encore et semble, ces derniers temps, s’égarer. Ce n’est pas en refusant la distribution d’un livre, que les lecteurs réclament (plus de 200,000 exemplaires doit-ont le rappeler), que les libraires et les éditeurs réussiront à convaincre les lecteurs que leur combat contre le géant du commerce électronique est juste. Aucun rapport me direz-vous et pourtant. Qui a les pouvoirs de dicter le comportement de chacun, si ce n’est personne ? Ou alors le prochain titre à la mode sera l’explication du passage de notre société de la démocratie à la dictature.

Et vous, comprenez-vous que les libraires refusent de vendre ce livre dont on parle depuis le début ?

 

 

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