samedi 16 août 2014

Quand le livre papier se révolte, le livre numérique tremble



Le livre électronique menace (si l’on en croit certains) l’existence même de son ancêtre papier. Depuis des années, on nous annonce le pilon systématique pour nos vieux livres, qui trônent sur la table de chevet, au profit des liseuses sans âmes, que les distributeurs ne cessent de commercialiser.

 

La hache de guerre est déterrée


Le tournant est sur le point de se passer dans l’indifférence quasi-générale. Mais cela, c’était avant. Reprenons les choses dans l’ordre (les puristes de l’information excuseront mon résumé sommaire mais bien réel).
D’un côté Amazon a tout intérêt à vois se développer le marché du livre électronique. Pour cela, il entend proposer ces e-book à des prix attractifs soit moins de 10 dollars (environ 7.50 €). A ce prix là, un lecteur peut immédiatement voir l’économie à préférer le livre électronique aux livres papier.
D’un autre côté, les éditeurs eux, même si ils sont tous engagés dans le marché, ne souhaitent pas accélérer le déclin des enfants de Gutenberg. Aux Etats Unis, la filiale américaine Hachette a donc refusé de s’aligner sur ces tarifs, jugés insuffisants.  

Un Mastodonte contre des auteurs


Amazon (surtout aux Etats Unis) n’a aucun pouvoir (officiel) pour faire plier le distributeur français. Aussi, le géant américain s’est employé à recourir à des armes commerciales. Retardement (involontaire selon Amazon bien sûr) des délais de livraison aux clients, suppression de précommandes, disparition de certains titres, …..
On comprend que le géant de l’e-commerce, qui réalise plus de 75 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an, ne s’inquiète pas de perdre quelques milliers de ventes de livres. A l’inverse, Hachette n’a pas les reins assez solides pour supporter un tel manque à gagner.

 

Une révolte des auteurs, un sursaut d’orgueil


La riposte d’Hachette, qui ne peut pas agir sur le même terrain, a donc eu lieu ce dimanche 10 août 2014. Deux pages de la prestigieuse édition du New York Times dénoncent les agissements d’Amazon, invitant les lecteurs du journal et les autres à protester et à écrire à Jeff Bezos en personne.
Vous me direz une riposte dans un journal, quel poids cela peut-il avoir ? Indéniablement cela en a un assez important, car petite information complémentaire : cet appel a été signé par 900 auteurs qui refusent de voir mourir leurs éditeurs. Parmi eux, des grands noms de l’édition, parmi lesquels Stephen King, John Grisham ou même Donna Tartt.


Qui en sortira vainqueur ? 

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