dimanche 3 août 2014

François Mitterrand, le dernier des Capétiens

La Vème République et la Monarchie
Une biographie ou analyse partisane ? 
François Mitterrand le dernier des Capétiens. Gauthier Guy
Paris. 2014. Pascal Galodé Editeurs. Grand West Editions. 500 p.
(LP 520)
Résumé de l’éditeur : Cet ouvrage, que l’on considéra comme sulfureux à sa publication, et qui est aujourd’hui encensé par tous les mitterrandiens et admirateurs, décrypte les relations étranges que le Président entretint pendant cinquante ans avec le Comte de Paris.

L’une des conclusions que l’on peut tirer de ce livre est que François Mitterrand - qui a osé dire : « Les Capétiens sont la colonne vertébrale de la France », et qui a fait clairement référence à Philippe Auguste dans sa Lettre à tous les Français de 1988 - a souhaité instaurer en France, par ses idées et son comportement, cette « monarchie socialiste » dont rêvait son ami Henri d’Orléans, lui-même surnommé le « Prince Rouge » par les royalistes nostalgiques du maurrassisme.
Guy Gauthier, ancien magistrat et ancien sous-préfet, est docteur en Histoire, écrivain et conférencier. Il est également chargé de cours en Sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il a reçu le Grand-Prix du Roman de la Ville de Rennes en 2012 pour la "Conspiration de Pontcallec."


Mon avis (Aout 2014) : Le titre est polémique à juste titre et pousse à en savoir plus. Le premier président socialiste de la Vème République serait-il un lointain descendant de cette lignée royale dont les origines remontent à 987 ? Je tue le suspens dans l’œuf, il ne s’agit aucunement de ceci ici.
L’historien (polémiste dans cet ouvrage) analyse la vie politique, publique de ce président socialiste à travers le prisme de la monarchie, qui caractérisa la France pendant des siècles.  Aussi, l’analyse peut-elle être biaisée. Et lorsque l’auteur évoque la volonté tenace pour le président de protéger les frontières, est-il de bon ton de rappeler l’admiration qu’il vouait au Maréchal de Vauban ou ne faut-il pas plutôt y voir l’angoisse profonde laissée par le conflit mondial, auquel François Mitterrand assista.
Vous le comprenez, le livre est fort bien documenté mais les travers parfois trop grossiers. Quoi qu’il en soit, l’écriture fluide rend le tout digeste et agréable, ce qui est déjà en soi un point bien plus que positif.
Rien à redire quant aux sources et autres références absolument indispensables dans ce genre de biographie « libre » si on peut dire. J’avais déjà lu quelques ouvrages sur cette période politique française du début des années 1980, et même si le personnage central me rebute quelque peu, je ne peux que vous encourager à en découvrir un peu plus en lisant cet opus, pour lequel je remercie l’éditeur et Babelio qui m’ont donné à l’occasion d’une « Masse Critique » la possibilité de le lire et finalement d’en apprécier le contenu….

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