mercredi 14 novembre 2012

DESJARDINS Martine


MALEFICIUM. DESJARDINS Martine
Paris. 2012. Editions
(LP517)
Présentation de l’éditeur : Pardonnez à ces sept hommes victimes d'étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair. Pardonnez aussi à cette femme calomniée, emmurée dans un cruel silence, car elle sait bien ce qu'elle a fait. 
Pardonnez enfin à l'homme de Dieu qui a recueilli leurs aveux et brisé le sceau de la confession en les transcrivant dans un ouvrage impie.
Lecteur, vous tenez entre vos mains une version remaniée mais non expurgée du mythique Maleficium de l'abbé Savoie (1877-1913), prêtre sacrilège dont on sait peu de chose, sinon qu'il termina ses jours cloîtré dans un monastère après avoir été mystérieusement frappé de surdité. Sachez que la lecture de cet ouvrage délétère pourrait provoquer un certain malaise chez les âmes pures, exciter les sens ou éveiller des désirs inavouables, et qu'en cédant à ses charmes vous risquez d'encourir l'excommunication. Vous voilà averti. 
L'auteure du Cercle de Clara et de L'évocation (prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec) nous offre une fresque baroque en huit tableaux, une invitation à voyager aux limites des plaisirs et de la souffrance. Une œuvre rare, parfumée de fantastique, d'exotisme et d'érotisme, portée par une langue somptueuse. Jamais le péché ne vous aura semblé aussi irrésistible.
 
Mon avis (Novembre 2012) : Commençons par remercier le site Babelio, grâce auquel nous avons découvert cet ouvrage, qui serait autrement passé inaperçu. Maleficium, voilà le traité de l’hérétique abbé Savoie (1877-1913) que nous livre la journaliste Martine Desjardins. Cette dernière nous relate alors les confessions de 7 Hommes, qui se sont lancés dans une quête aventureuse, qu’il s’agisse d’encens ou d’insectes rares notamment. Ce sera alors autant d’occasions que de rencontrer des bizarreries et autres malformations de ces personnages. Bien évidemment, la 8ème confession révèle une surprise, réunissant, à sa manière, toutes les autres.
Martine Desjardins nous livre donc une description, comme on en voyait à la grande époque de ces cabinets de curiosité. Il faut réussir à pénétrer chacune de ces histoires, empreintes de religion, de mystères et d’imaginaire. Celui de l’auteur est à la hauteur de nos espérances et on se force à parvenir au bout de chacune de ces confessions pour comprendre, si besoin en était, la morale de ce récit.
Pour écrire son roman, car il s’agit bien d’un roman, Martine Desjardins s’est documentée et les multiples récits attestent de cette érudition, même si pour le plaisir de la lecture, certaines libertés ont été prises avec certains personnages.

Le pari est réussi pour ce Maleficium, pour lequel nous avons pris un plaisir certain à explorer ces personnalités en apparence si différentes et pourtant toutes réunies dans une recherche effrénée de « sens » à leur quête. L’écriture est fluide et donne envie de poursuivre encore et encore, même si certaines longueurs peuvent néanmoins se faire sentir, notamment lorsqu’il s’agit de décrire difformités et autres anomalies.

Un ouvrage à découvrir et à lire en 8 épisodes bien évidemment.

 

 

 

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