mardi 18 septembre 2012

GRAVIER Stéphane BLOODY VALERIA


BLOODY VALERIA. 2010 GRAVIER Stéphane

Paris. Mon Petit Editeur. Thriller. 233 p.

(LP515)
 
 
 
 

Présentation de l’éditeur : Quand votre usine ferme ses portes du jour au lendemain, sans raison apparente, et que votre frère reprend contact avec vous après deux ans de silence pour vous annoncer que sa femme et sa fille viennent d’être kidnappées, vous pouvez vous dire que les choses ne tournent plus vraiment rond.
Mais quand vous découvrez un lien entre ces deux événements a priori totalement étrangers, vous comprenez qu’il ne s’agit là ni du hasard ni même de la malchance.
Vous pouvez croiser les doigts et espérer que tout va bien se passer. Vous pouvez, mais au fond, vous savez qu’il est sans doute déjà trop tard et que plus rien ne pourra éviter le pire.


"Bloody Valéria" est un thriller politique grand public, mêlant suspense, action et humour. Une histoire haletante, des personnages attachants et une écriture travaillée et piquante. Une très bonne lecture qui ravira les amateurs du genre mais aussi les autres.

Mon Avis (Septembre 2012) :

Accepter des partenariats revient à se laisser aller à la découverte d’auteurs, que nous n’aurions (probablement) pas pris le temps de découvrir. En feuilletant les premières pages de ce roman politico-policier, nous sommes happés par une écriture originale et unique. La 1ère personne, le redoutable Je, joue à cache-cache avec une narration impersonnelle. On sait alors à qui on a à faire. L’image (le son) de Pierre et le loup s’impose, et la musique rythme les quelques 230 pages de ce roman. Cela tombe parfaitement bien puisque le livre « Bloody Valeria » s’écoute aussi (Cliquez-ici pour découvrir la bande son du livre).

Même si le livre reste un ouvrage inclassable, essayons de revenir à l’intrigue en elle-même. Valeria, une femme à la beauté éclatante et inoubliable, va croiser la route de l’un des héros, si ce n’est le héros du livre, Victor. La première personne, le Je, c’est lui, Victor un écorché (a vous de découvrir pourquoi), qui alternera avec plaisir les longues discussions philosophiques avec ses nombreuses amies (vous serez étonnés de ces amies insolites et pourtant si fidèles). Humour caustique ou pensées profondes dissimulées, Victor cache parfaitement son jeu, ne cessant de nourrir sa théorie (implacable) du « Rien à Foutre ».

Valeria, Victor,…deux personnages parmi tant d’autres donc. Une histoire d’amour en perspective, probablement mais ne vous attendez pas à une séduction lancinante.

Confronté à la dure réalité d’une fermeture d’usine, Victor va se lancer (aussi) dans la critique architecturale lorsqu’il visite l’hôpital, où travaille son frère Nathan. Leur retrouvaille n’a rien au hasard, et Victor abandonne sa théorie du « Rien à foutre » pour venir en aide à son frère, dont la famille est prisonnière. Mais, Marcel, l’ami si précieux de Victor, vit mal la fermeture prochaine de son usine (et celle de Victor par la même occasion).

Ajoutez à cela une élection, où les coups tordus se disputent la vedette avec les actes amoraux.  Mélangez toutes ces histoires, et vous obtenez alors ce petit thriller captivant de bout en bout. Rien n’est tiré par les cheveux, bien au contraire mais prenez le temps de vous laisser bercer par la douce musique de chacun des protagonistes.

C’est donc cette histoire, que nous conte Stéphane Gravier avec un style direct et agréable à lire.

Est-ce utile de préciser, que je vous recommande vivement de sauter le pas et de plonger dans la vie de Victor et de Nathan ? L’auteur vous conduira jusqu’à Valeria et l’intrigue est alors au bout du chemin…

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