mercredi 20 juin 2012

CARRISI, Donato Le Tribunal des Ames

 (Le) Tribunal des Âmes. 2011. CARRISI Donato Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza.
Paris. 2012. Editions Calmann – Lévy. 460 p.
(LP511)





Présentation de l’éditeur :
Rome, sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. 

Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. 

Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais cru à un accident. 

Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au cœur du Vatican.
À la frontière de la lumière et des ténèbres.
Mon avis (Juin 2012) : Une véritable révélation…autant vous le dire pour commencer, je suis littéralement tombé sous le charme de cet auteur italien.  Les intrigues se coupent, se complètent, s’éclairent l’une l’autre. Les personnages sont construits avec des caractères bien trempés. Travaillés, ces personnages, même les plus machiavéliques,  nous révèlent leur passé et parmi cette multitude de personnages, deux ressortent du lot, dont l’un Marcus semble promis à devenir un héros récurrent.
Marcus un véritable profiler à la F.B.I., sauf que son employeur est bien plus puissant et exigeant. Le Vatican compte sur les qualités de Marcus, qui est capable de déceler le mal mais aussi d’analyser les scènes de crime pour en comprendre la genèse. Et pourtant, blessé un an plus tôt, Marcus est incapable de se souvenir d’où il vient.
De son côté, Sandra ne se remet pas de la disparition de son compagnon. Mort à Rome, il se devait pourtant d’être dans le Nord de l’Europe.  Pourquoi ce mensonge, alors que Sandra continue à vouer une confiance sans borne à son défunt époux ?
Enquétrice photo pour la police photo, lorsqu’elle se décide, forcée par un inspecteur étrange d’Interpol, son chemin devait alors croiser celui de Marcus, qui lui cherche à sauver une jeune étudiante kidnappée par un pervers, devenu depuis inconscient.
Le roman est captivant et soulève ces intrigues, pour lesquelles le Vatican reste le maître. Car, amnésique ou pas, Marcus ne fait que perpétuer une tradition secrète de l’Eglise.
Les rebondissements sont nombreux et inattendus, et l’écriture de Donato Carrisi se fait tantôt minutieuse et descriptive, tantôt rapide et narrative. Bien écrit, le roman se lit d’une traite, mais je vous conseille néanmoins de vous concentrer un minimum, sous peine de décrocher aux explications.
Un petit chef d’œuvre donc 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire