vendredi 13 avril 2012

MOYANO, Olivier. Les chroniques du Dr TRENT


Les Chroniques du Dr TRENT. 2012. MOYANO, Olivier
Paris. Editions Kirographaires. 117 p.

Présentation de l’éditeur :
Le psychanalyste Stanislas Trent a disparu, comme volatilisé. Il venait tout juste de devenir urgentiste et il n’est pas revenu d’une intervention de nuit. C’est à la lecture de carnets retrouvés dans sa voiture que l’on découvre sa passion secrète?: être à l’affut des « angles morts » qui peuplent la vie de tous les jours?: expériences bizarres, déroutantes, insolites… Bref, le Dr Trent a décrit dans ses Chroniques cette traque qui va le mener au bout… Les Chroniques du Dr Trent explorent les failles mystérieuses qui se logent dans le quotidien, les dérives, les situations étranges, fantasques. En ce sens, ce roman continue d’explorer une certaine fêlure du monde ordinaire, une lézarde qui masque l’entrée de nos « angles morts ». L’auteur semble destiné à décrire ce revers singulier du banal, tiré, il est vrai, de certaines expériences personnelles.

Olivier Moyano est installé dans la région Bordelaise. Après avoir « sévi » dans le monde des publications scientifiques, il décide de se consacrer à la littérature… Il a publié un essai aux éditions Accarias-L’Originel en 1998 intitulé Rêve et Chamanisme. Un recueil de nouvelles fantastiques est paru aux éditions Assyelle en 2011, L’Homologue et autres récits. L’auteur aime à décrire ce revers singulier du banal, cette doublure fantastique de la réalité quotidienne au travers de narrations tantôt imaginaires, tantôt inspirées de son vécu et sûrement d’une admiration inconditionnelle pour l’écrivain japonais Haruki Murakami.

Mon avis (Avril 2012) :
Premier roman pour cet auteur bordelais, pour lequel, je peux vous garantir, que je m’en vais de ce pas chercher à découvrir plus en avant avec les deux recueils de nouvelles, déjà publiés ( Rêve et Chamanisme. 1998. Editions Accarias – L’Originel. 1998 et L’Homologue et autres récits. 2011. Editions Assyelle). Nous voilà donc emmené sur les traces de Stanislas Trent, disparu sans laisser de traces si ce n’est ses précieuses notes.
Ce sont ces précieuses chroniques, qui nous captivent d’un bout à l’autre de cette centaine de pages, durant lesquelles on frissonne à comprendre la passion de ce docteur Trent, tour à tour psychanalyste et urgentiste : les « angles morts ». L’incompréhensible devient alors la traque du Dr Trent, qui nous apparait depuis sa plus tendre enfance, à l’époque où il mena sa première psychanalyse, jusqu’à la découverte (mais en était-ce vraiment une ?) des bienfaits des guérisseurs, renvoyant le personnel médical, dont Stanislas Trent est, à leur méconnaissance ?
Pourquoi le psychanalyste a – t – il disparu ? En apprendra – t – on vraiment plus en le découvrant par touches successives à travers un road movie, où la route 66 prend la forme d’un inconscient mis sous loupe ?  Un grand bravo à cet auteur, Olivier Moyano, dont l’écriture semble être faite pour nous faire pénétrer l’insondable. Son style, tout à tour épuré puis alambiqué, ne cesse de se diversifier, comme si par les mots, il rythmait l’apparition de ces angles morts.
Il m’est rare de m’attacher à un auteur, sentant une affinité poindre au tel point, qu’indépendamment du thème abordé, le récit me plaira par son style et son approche. Et, j’ai, après la lecture de ce premier roman, la certitude, que cela sera le cas pour Olivier Moyano. Une amitié littéraire, certes mais une amitié néanmoins, est née.
 L'occasion aussi, pour moi, de féliciter les Editions Kirographaires mais aussi le site des agents Littéraires , pour m'avoir permis de découvrir ce premier petit roman. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire