dimanche 31 juillet 2011

STROSS, Charles PALIMPSESTE

PALIMPSESTE. 2009. STROSS, Charles. Traduit par DOLISI, Florence. (Titre original : PALIMPSEST)
Paris. 2011. J’ai Lu, collection Nouveaux Millénaires. 159 p.
(LP 488)
Présentation de l’éditeur : Drame écologique, guerre nucléaire, catastrophe naturelle... À plus ou moins long terme, toute civilisation est vouée à disparaître. Cela s'est d'ailleurs produit des millions de fois depuis la formation de notre planète.
     Pour préserver l'humanité de ces inévitables apocalypses, des agents venus d'un lointain futur voyagent tout au long de l'histoire de la Terre : à chaque fin du monde, ils sauvent ce qui peut l'être, et permettent ainsi à notre espèce de renaître de ses cendres. Mais toute intervention sur l'histoire a des conséquences, parfois tragiques...
     Pierce est l'un de ces agents, un patrouilleur du temps promis à une brillante carrière. Pourtant, sa vie bascule le jour où sa famille et l'époque qui l'abritait sont « effacées » par une nouvelle version de l'histoire, tel un palimpseste. Son seul espoir réside à la fin des temps, où sont archivés tous les pans disparus de l'histoire.
     Dans l'infini des possibles, retrouvera-t-il celle qu'il aime ?

     Né en 1964 à Leeds, mais résidant à Edimburgh, Charles Stross est l'un des principaux représentants du renouveau de la science-fiction britannique. Le bureau des atrocités, Crépuscule d'acier ou le cycle des Princes-Marchands lui ont valu plusieurs prix Hugo et Locus.

Mon avis (Juillet 2011)
Pour commencer, un grand merci au forum Partage Lecture et aux Editions J’ai Lu pour la découverte de ce court roman (158 pages) , car j’avoue, bien volontiers, que je ne me serai pas rué dessus de prime abord…
Et pourtant, Charles Stross, dont je découvrais ici l’existence, est – j’en suis désormais persuadé un grand auteur de Science Fiction -, nous livre ici un thème classique : le voyage dans le temps, mais abordé d’une manière originale. Une « police », la Stase a pour but de sauver l’humanité en la « réimplantant » après chacune de ces disparitions. Il ne s’agit donc pas d’un retour vers le futur, ou d’une machine à remonter le temps, mais du destin de l’Humanité, dont il est question.
Cette histoire (sur des milliards d’années. L’auteur réussit le pari de nous promener dans cette si longue durée en moins de 160 pages) donne ainsi à l’auteur l’occasion de nous présenter une brève histoire de l’Univers (rien que cela).
La Stase dispose d’agents, dont le jeune Pierce est une recrue, chargés de veiller à la bonne marche de cette répétition incessante. L’histoire est ainsi réécrite ( à l’instar des parchemins des moines, qui étaient grattés, avant d’être réutilisés. Ces écritures sur œuvre effacée sont désignées sous ce terme de palimpseste) pour atteindre le but.
Le récit est donc plus que dense (trop certainement) et pose de réelles questions embarassantes ou troublantes : Les conséquences d’une telle réécriture de l’histoire son visibles dans le futur mais aussi dans le passé…Que se passe-t-il lorsque l’histoire modifiée entraine une conséquence, qu’est à son tour réécrite ? La création de cette police, chargée de veiller l’humanité, ne peut-elle pas être à son tour effacée.. ?
C’est le problème de ce roman, qui se contente plus de poser des questions, que d’apporter des réponses…Prélude à une saga sur la stase (cela ne m’étonnerait pas tant le sujet peut être développé).
Si le style de l’auteur est concis, bref et direct, la petite taille de roman entraine néanmoins une confusion, et une multiplication des concepts, qu’il est assez difficile d’assimiler en si peu de temps. Ainsi, la brève histoire alternative du système solaire est déconcertante, et pour l’appréhender mieux vaut se munir d’u papier et d’un crayon.
Pour les amateurs de science Fiction et / ou les lecteurs (ou lectrices) curieux (ses) et ouvert(es) d’esprit, PALIMPSESTES sera l’occasion de découvrir cette réécriture de l’humanité, pour les autres, ce sera l’occasion de dénoncer la supercherie d’un tel palimpseste. Qui a tort, qui a raison ? Personnellement, je préfère vous conseiller la lecture de ce petit roman, qui ne manquera pas de vous interloquer.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire