mercredi 29 juin 2011

AUSSANAIRE, François. La face cachée du Soleil

(La) Face cachée du soleil. AUSSANAIRE François
Rennes. 2010. Editions de la rue Nantaise. 82 p.
(LP 484)
Présentation de l’éditeur :
Nouvelliste à qui l’on doit un premier recueil, Mortes – Eaux, aux Editions Nouvelles Paroles (Etiolles, 2009), François Aussanaire vit dans les Côtes-d’Armor. Si ses principales sources d’inspirations sont les bords de mers, il puise aussi abondamment dans le registre de l’humour noir.
Avec un goût sûr pour la psychologie des protagonistes, l’auteur de la Face cachée du soleil nous embarque à sa suite dans des drames tragiques ou ridicules. La cruauté des uns y côtoie la crétinerie des autres. Assassinats, suicides, accidents idiots, vengeances, noyades, chutes, La Face cachée du soleil répertorie quelques façons de quitter la scène. Chacun élira sa préférée…
Sommaire :
·         Chaud dedans !
·         L’allmeur de soleil
·         Le Japonais
·         Two teps more
·         Putain de rat
·         Maison – mère
·         Au fond du trou
·         On l’appellera Jean – Claude
·         Vocation précoce
·         Le cadeau des blancs
·         Les meilleurs amis du monde
·         Promenons – nous dans les bois
·         Mamie est morte
·         La Mère Potion
Cette critique a été rédigé par ERIC, auteur du blog Ecriture et Lecture
Mon avis (Juin 2011) : Le genre de la nouvelle demeure, par nature, propice à une narration directe, sans fioritures, et François Aussanaire s’y adonne avec joie – on le ressent à la lecture de ses récits -.Le style est concis, direct, avec un style variant en fonction des personnages (« je n’ai peut-être que 5 ans, mais je ne suis pas complètement idiote » ) .
Les personnages désabusés ne se perdent pas ici en réflexion, mais vivent des épisodes tragiques – l’humour noir ne fait pas qu’adoucir la dureté de certaines nouvelles, mais souligne parfois la cruauté de la situation-. Même si ce genre littéraire ne souffrirait pas ‘interminables descriptions et/ou d’autres études psychologiques des protagonistes, on sent l’auteur prendre plaisir à raccourcir encore les appuis de sa narration, imposant au lecteur de ne plus lâcher l’ouvrage, une fois pris en main.
Les récits se suivent, et tout comme l’humour noir,  la mort est omniprésente renvoyant le hasard face à la « bétise » humaine. Le plus prévisible arrive, et on s’en étonne…

A lire donc non seulement pour le plaisir, mais aussi – et cela devient de plus en plus important – pour permettre à ce genre de recueil  de continuer à exister. Ce recueil est publié par une jeune société d’éditions, que Mr Cyrille CLERAN a fondé en 2007 : Les Editions de la Rue Nantaise.

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