vendredi 6 mai 2011

SERRAND Yves. HISTOIRE D'ANSE

Histoire d’Anse et quelques mots sur plusieurs villes et villages environnants. SERRAND, Yves. 1845
Paris. 2005. Le Livre d’Histoire-Lorisse. Monographies des villes et villages de France. 364 p.
(L190)
Présentation de l’éditeur :
Les touristes qui viennent aujourd'hui visiter Anse, cité très ancienne, dont les premiers remparts furent édifiés dès le IIIe siècle et qui a été une localité très prospère jusqu'à la Révolution, seront sans doute étonnés en lisant la description que fait Yves Serrand de la ville, au milieu du XIXe siècle : « Elle offre, écrit-il, un tableau horrible à l'intérieur de ses rues », tandis que « ses environs sont admirables », avec des coteaux couverts de vignobles, des châteaux et de superbes habitations et « partout une activité infatigable. Si la seconde partie de l'évocation est toujours d'actualité, la première est à l'opposé de ce que les visiteurs peuvent contempler en ce début de troisième millénaire : à savoir une agglomération accueillante où le passé et le présent cohabitent harmonieusement. C'est qu'il y a plus d'un siècle et demi, après une histoire riche, mouvementée et souvent glorieuse, Anse avait subi l'occupation autrichienne (1814), des pillages, des incendies, des destructions et des crimes d'une sauvagerie inouïe.
Le château fut la proie des flammes et pendant trois mois l'armée ennemie exerça ses ravages qui succédaient à des dommages de même nature causés par d'autres bandes de soldats. Les maisons étaient ensuite « relevées à la hâte », ce qui explique le désordre urbain. Naturellement, l'histoire d'Anse, et de son canton, ne se limite pas à cela : elle commence par la période gallo-romaine (
Antium et Asa Paulini), se poursuit par l'éclosion du christianisme et l'organisation de huit conciles du Xe au XIIIe siècle à l'église Saint-Romain, avec l'exercice, par les Ansois, de droits très avantageux (le célèbre four banal d'Anse) et l'insurrection des femmes lors du remplacement de leur curé (ventôse an XI). L'auteur décrit aussi la pérennité de la ferveur religieuse, puis les activités viticoles depuis l'Antiquité, les nombreuses inondations de l'Azergues et de la Saône et le destin des villages environnants, d'Alix à Villefranche, en passant par Ambérieux-d'Azergues, Charnay, Belmont, Châtillon...
Mon avis (Mai 2011) :
Comme tous les titres de cette collection, il s’agit ici d’un fac similé d’un ouvrage publié en 1845. A cette époque, les érudits locaux produisaient une quantité impressionnante d’ouvrage de ce genre, avec une érudition sélective et incomplète et des tas de préjugés. On y trouve néanmoins, en général, quelques renseignements utiles à l’histoire de telle outelle commune, mais le manque de rigueur et les sources (souvent absentes) rendent une recherche malaisée….
Ainsi, si Mr SERRAND essaie maladroitement de nous retracer l’histoire de l’antique ASA PAULINI, il nous dresse des portraits pittoresques, comme celui qu’il faits des femmes :
« Les femmes, quoique d’une beauté peu remarquables (on dit qu’elles ont dégénéré), ont les traits réguliers. «  (Page 350)

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