mercredi 11 mai 2011

NESMY, Claude Jean. Saint BENOIT ET LA VIE MONASTIQUE

Saint BENOIT ET LA VIE MONASTIQUE. NESMY Claude – Jean
Paris. 1959. SEUIL  (2001 pour cette nouvelle édition). Points Sagesses. 174 p.
(L196)
Présentation de l’Editeur :
La vie monastique a existé avant Saint Benoît. Mais c’est lui qui en inventa réellement la formule communautaire pour l’Occident latin. Né vers 480, dans la province de Nursie, d’une famille de propriétaires terriens, il décida de mener une vie d’ascèse dès l’âge de vingt ans, et se retira dans une grotte à Subiaco, avant de s’établir, en 525, au Mont-Cassin, et d’y fonder le premier monastère « bénédictin ». Instruit par l’expérience, connaissant fort bien la tradition antérieure (celle de Pacôme, de Basile, d’Augustin), il rédigea à la fin de sa vie sa propre Règle des moines, la plus célèbre de toutes, la plus équilibrée. Son influence et celle de la tradition bénédictine seront telles qu’in appellera Benoît le « père de l’Europe ». ce livre retrace avec une exceptionnelle clarté sa vie et son œuvre, dans le contexte de l’époque, ainsi que leur influence religieuse et culturelle en Occident.
Cet ouvrage est repris de la célèbre collection « Maîtres spirituels », avec une bibliographie actualisée.
Claude Jean – Nesmy . Il est moine de l’abbaye de la Pierre –Qui – Vire, en Bourgogne.
Mon avis (Mai 2011) :
Claude Jean – Nesmy évoque plus dans cet ouvrage l’œuvre de Saint Benoît et essentiellement la postérité qu’elle a engendré, plutôt que la vie du Patriarche des moines, dont le récit ne saurait éviter les écueils des hagiographies tardives et légendes diverses.  En évoquant sa Vie (p. 7-50), il nous retrace son « parcours monastique », et la « naissance » de sa sagesse, alors que les réflexions sur sa Vie évangélique (Page 51-100) consistent plus en une étude (sommaire mais motivée) de sa Règle. S’ensuit de larges extraits de la Règle (Page 101-127) et de textes majeurs, éclairant la tradition bénédictine (Page 128-145).
On pourra regretter le peu de cas, qu’il est fait aux grandes périodes du monachisme et aux principales fondations (le tout est relégué dans une partie Repères , pp. 149-166) , mais le but de cet ouvrage n’était pas de retracer l’histoire du mouvement bénédictin.
On s’y référera donc, car il permet une approche aisée et facilement compréhensible (même pour le néophyte) de cet Homme, que certains qualifièrent Père de l’Europe.

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