vendredi 20 mai 2011

CONNELLY, Michael. LES NEUF DRAGONS

(Les) Neufs Dragons. Une enquête de Harry Bosch. (Titre original : Nine Dragons) CONNELLY, Michael. Traduction par PEPIN, Robert.
Paris. 2011 . SEUIL. Collection POLICIERS. 404 p ;
(LP 481)
Présentation de l’éditeur :
Au commissariat de police de Los Angeles, ce genre d’appel anonyme ne surprend personne  et surtout pas Harry Bosch : dépêché depuis peu sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois, il soupçonne des activités de racket des triades locales. En raccrochant, Bosch est convaincu d’avoir vu juste. Reste à le prouver… Le principal suspect s’obstine dans son silence, et l’inspecteur Chu, son coéquipier détaché de l’Unité des Crimes Asiatiques, ne lui semble pas franchement digne de confiance.
Préoccupé par l’enquête, Bosch n’a pas trouvé le temps de lire le message vidéo envoyé par sa fille la veille au soir. Elle a 13 ans et vit justement à Hong Kong, avec sa mère. L’écran du portable s’allume sur une vision d’horreur absolue. L’appel anonyme et le message de sa fille se télescopent soudain : le pire cauchemar de sa vie vient de commencer.

Avant de se consacrer à l’écriture, Michael Connelly a exercé le métier de journaliste, notamment au Los Angeles Times. Auteur de romans policiers mondialement connu, traduit en trente quatre langues, il est considéré par ses pairs comme un « maître » du genre. Parmi ses œuvres les plus célèbres : Les égouts de Los Angeles, Edgar du Premier Roman Policier, Le Poète et Créance de sang, porté à l’écran par Clint Eastwood.
Mon avis (Mai 2011) :
J’ai souvent entendu parler de Michael CONNELLY, et de la fascination qu’il suscite. Auteur prolifique, avec 23 romans en moins de 20 ans, Michael CONNELLY revient donc avec son héros récurrent, Harry BOSCH, et c’est avec ces Neufs Dragons, que je découvre l’univers de cet auteur, grâce à BABELIO et les Editions du SEUIL pour le Jury Policier 2011.
Harry BOSCH, inspecteur dans la police de LOS ANGELES, s’ennuie ferme, affublé d’un coéquipier, tire au flanc, jusqu’à ce qu’une enquête sur le meurtre d’un épicier le tire de sa torpeur. Taciturne et instinctif, Harry se retrouve donc à élucider le meurtre de John LI, un épicier chinois, tué derrière son comptoir, probablement pour quelques billets…L’évidence vole vite en éclats, lorsque l’enquête préliminaire démontre que Mr LI était victime d’un racket, et il faudra l’aide de Chu, un inspecteur de l’ACU (Asian Crime Unit), pour que Harry comprenne que ce simple racket masque désormais l’empreinte d’une triade, ces célèbres mafias asiatiques. L’histoire et l’enquête se complique, dès lors, jusqu’à ce qu’Harry ne reçoive une vidéo de sa fille, MADELINE, 13 ans, qui vit avec sa mère, Eleanor, à HONG KONG ; Alors qu’Harry enquête sur les triades chinoises, il découvre le kidnapping de sa fille à HONG KONG, lieu présumée de ramification de cette mafia….Harry n’a désormais plus qu’un but…Retrouver saine et sauve sa fille…
Il serait malhonnête d’en dire davantage sur la poursuite de ce roman, dont l’intrigue, je dois le reconnaître, reste judicieusement ficelée. L’écriture de Michael CONNELLY est fluide et dense, à la fois, rendant plus percutant ces changements (fréquents voire omniprésents) de rythme. Il ne succombe pas aux « ficelles » trop voyantes des romans policiers, et essaie de préserver une cohérence dans le récit, refusant ainsi la multiplication des rebondissements. Néanmoins, le personnage de Harry BOSCH n’apparait guère travaillé, et ses doutes sur la conduite de sa vie restent sans réponses, laissant le lecteur sur sa faim. Certes, les réponses à ces interrogations se trouvent peut-être dans les récits précédents, puisqu’il s’agit d’un héros récurrent de Michael CONNELLY. Cependant, cette superficialité se retrouve également dès lors que l’on s’intéresse à l’ex-femme de Harry, Eleanor, ou du compagnon de cette dernière, Sun Yee. Quand à la fille Madeline, elle nous apparaît comme un stéréotype d’une adolescente, dont les parents se sont entredéchirés. Dommage donc, que ces personnages ne soient pas aussi complexes comme l’est l’intrigue, qui s’alourdit, page après page. Reconnaissons néanmoins à l’auteur une excellente documentation, donnant corps à son récit, et réussissant à nous faire ressentir les lieux traversés.
L’issue de cette enquête – peut – être devrions nous parler de traque – recèle néanmoins une excellente surprise, qui malheureusement, ne caractérise pas le reste du roman.
Si Les Neuf dragons permet de passer un moment agréable, je n’y ai pas ressenti l’attente impalpable nous empêchant de refermer le livre tant que le chapitre ne sera pas fini, puis le suivant…Certes, on prend plaisir   à lire cette enquête, rédigée dans un style plaisant, mais elle ne m’a pas tenu en haleine, ni même fait frissonner.




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