samedi 16 avril 2011

SIMENON, Pierre. AU NOM DU SANG VERSE

AU NOM DU SANG VERSE . SIMENON Pierre. Traduit de l’anglais par Anne GUITTON ET RELU PAR Pierre SIMENON
PARIS.2010. FLAMMARION/J’AI LU. THRILLER 442 p.
(LP 478)

Présentation de l’éditeur :
La mort de sa mère force Antoine DEMARSAND à quitter la Californie, où il a longtemps cherché à oublier sa mélancolique enfance en Suisse, lorsque des révélations vont le plonger malgré lui dans un passé qu’il arait préféré ne pas connaître. Des coffres-forts secrets des banques privées aux ruelles de Cracovie, des banlieues parisiennes aux plaines du Texas, Antoine cherche la vérité sur les sympathies nazies de son père. La mémoire des siens est à ce prix. Mais quand le passé tue, savoir est-il toujours nécessaire ?
Pierre SIMENON
Fils de Georges Simenon, Pierre Simenon est parti s’installer aux Etats Unis en 1987. Il est avocat spécialisé dans le cinéma à Los Angeles. Au nom du sang versé est son premier roman.
Pierre Simenon balade le lecteur de mystères en révélations sur 400 pages ultra – rythmées.
Le Figaro
Pierre Simenon marche sur les traces de son père .
France Info
Mon avis ( Avril 2011) :
Premier roman du fils de Georges SIMENON. Qu’on se rassure – ou qu’on s’en désole -, le drame psychologique sur fond d’enquête policière, cher au Commissaire MAIGRET, n’est pas au centre de ce récit. Pierre SIMENON vit aux Etats Unis, où il est avocat spécialisé dans le cinéma (comme son héros Antoine DEMARSAND). Il a écrit son roman en anglais, avant de le faire traduire dans sa langue maternelle et de le relire afin d’en vérifier la concordance. C’est loin d’être anecdotique, mais reflète au contraire l’inspiration anglo-saxonne plutôt que l’imitation paternelle.
L’intrigue, même si elle repose sur une interrogation originale (Un enfant peut-il et doit-il tout connaître de la vie de ses parents ?) , nous propose de découvrir de très (trop peut être) nombreux personnages. A la mort de sa mère, Antoine DEMARSAND va donc se trouver confronté au passé  de son père, et si pour commencer, sa quête vise à rendre son honneur à son père défunt, il sera très vite contraint de mener à bien sa recherche pour sa propre survie et celle de ses proches.
On évolue tantôt dans le milieu des banques suisses, tantôt dans les mœurs corrompues des dirigeants nazis à la fin de la seconde guerre mondiale.  Comme tout thriller anglo-saxon, un rebondissement par chapitre au minimum rythme le récit, rendant l’étude psychologique de tous les protagonistes non aboutie. On se laisse porter par le suspens, mais cet enchainement successif et répété de révélations se fait au détriment de l’intrigue (La caricature du tueur à gages, Wladeck  Bisorski, peut faire sourire. L’attaque d’une villa –un véritable bunker – d’un milliardaire par un autre milliardaire – mais ce dernier est plus riche et a par conséquent plus de moyens – reste invraisemblable, et ne semble n’exister que pour une ..future adaptation hollywoodienne !!!).
Pierre SIMENON a l’écriture de son inspiration. Passant d’une époque à l’autre, d’un lieu à un autre,…, il écrit sans fioritures, rythmant son récit.  
Un livre à lire donc pour le plaisir de se divertir avec un thriller remuant et attachant, même si il ne faut pas en attendre beaucoup plus….
Un grand Merci au forum Partage Lecture et aux Editions J’ai Lu pour m’avoir permis de découvrir ce premier roman d’un avocat hollywoodien (Tiens, je parlais d’adaptation il y a quelques instants…)

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