mercredi 27 avril 2011

PETROVIC, Goran. Le siège de l'Eglise Saint - Sauveur

Le) siège de l’Eglise Saint – Sauveur . PETROVIC, Goran. Traduit du serbe par LUKIC, Gojko
Paris. SEUIL. 390 p.
(L177)
Présentation de l’éditeur : Au début du XIIIe siècle, détournée de son but initial par l'ambition du doge de Venise qui veut s'emparer d'un manteau de plumes conservé dans le trésor des empereurs de Byzance, l'armée de la quatrième croisade prend Constantinople et la met à sac. Quelques décennies plus tard, un monastère serbe dont les fenêtres s'ouvrent sur le passé, le présent et l'avenir, est assiégé par l'armée des Bulgares et des Coumans conduite par le redoutable prince Chichman. Celui-ci convoite une plume que le supérieur garde dans sa barbe comme dans un reliquaire. A la fin du XXe siècle, dans une Serbie cernée à la fois par ses propres démons et par les forces de l'OTAN, un jeune ornithologue prend le chemin des forêts bosniaques.
L'imaginaire de Goran Petrovic s'empare ici du thème de la destruction et de la résistance pour en faire surgir une étonnante oeuvre poétique qui joue avec la notion d'espace-temps, le langage, l'histoire, les genres littéraires et, de surprise en surprise, nous livre une histoire d'une beauté inouïe
.
Mon avis (Avril 2011) : C’est par hasard, que je découvris ce livre, pour lequel je ne sais si le terme de roman peut ‘appliquer. Certes, il s’agit bien d’une histoire, en l’occurrence plusieurs s’entrechoquant..L’Eglise Saint Sauveur et son monastère volant dans les airs prend-elle de la hauteur pour comprendre la vie de BOGDAN, ce fils de l’impératrice PHILIPPA, qui ne verra jamais son fils vivre..7 siècles plus tard ? Ou n’est ce  qu’un moyen de se concentrer sur la puissance des doges vénitiens, à la tête de la 4ème croisade ?
Je n’ai aucune réponse à apporter tant ce livre est unique et indescriptible, mais une seule et tenace certitude : il ne s’agit pas d’un roman historique. Découpé non pas en chapitres mais en Livres – on croirait, par moment, lire la Bible -, l’œuvre est découpée en 40 parties, représentant les 40 jours de ce siège (vous comprendrez, qu’il ne s’agit en rien d’un assaut).
L’écriture est riche – et on doit féliciter, outre l’auteur, le traducteur – mais précise, alors que l’érudition est omniprésente. Goran Petrovic cherche-t-il à nous parler, à mots couverts, de son pays, la Serbie, qui se cherche ?
Inclassable donc, je vous conseille vivement ce roman, qui fait de Goran PETROVIC un auteur à suivre et à relire. Vous entamerez ce livre, et ou vous serez conquis, ou alors, vous ne passerez pas le cap des 2 ou 3 premières journées (chapitres) tant l’œuvre est déroutante…Personnellement j’ai été jusqu’au bout, regrettant que ce siège ne sure pas plus longtemps…

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