mardi 22 mars 2011

NKOM, Marie Gisele. Les passerelles célestes

(Les) passerelles célestes. KNOM Marie Gisèle
PARIS. 2011. KYLOS Editions. 333 p.
(LP476)
Présentation de l’éditeur :
Au crépuscule de sa vie, Ndali, une métisse dont les origines mystérieuses ont longtemps alimenté les chroniques de sa contrée, doit transmettre son héritage spirituel à sa descendance. En leur livrant l’histoire de sa vie teintée de rejet et de doutes, la doyenne leur dévoile son rôle de combattante dans une dimension occulte afin de maintenir les équilibres qui régissent l’Univers.
Un voyage au cœur des croyances ancestrales d’un peuple ancré dans l’absolue nécessité de préserver son identité culturelle et une mise en lumière de la place de la femme camerounaise dans les sociétés patriarcales de 1890 à nos jours.
Des profondeurs de l’inconscient, explorant le mysticisme qui préexiste à toute société, jusqu’aux réalités de la diaspora, un récit envoûtant, fidèle à la tradition orale africaine.
Mon avis (Mars 2011) :
Marie Gisèle KNOM, dont le 1er roman a été publié, à compte d’auteur, en 2003, (L’Océan est une femme) , nous propose ici une ode à la femme. On pourrait qualifier ce roman d’africain, tant il est imprégné de croyances populaires camerounaises et des implications, qui en découlent dans la vie quotidienne. Certes, nous évoluons au cœur de cette culture, où le surnaturel apaise les drames, explique le présent tout en rejetant le progrès. Pourtant, les Femmes, ces héroïnes de mères en filles dans le roman, sont des personnages ordinaires, engagés dans la transmission de leur savoir et de leur culture.
C’est à ce voyage, que nous invite l’auteure, qui se propose donc de retracer , sur 5 générations, cette patiente et nécessaire transmission, qui fait de la femme, rabaissée au rang de compagne de l’Homme, l’axe central de cette culture. La spiritualité –on pourrait parler de mythologie voire même dans certains cas de chamanisme – explique cette importance absolue, qui nous entraine aussi en France, nous démontrant bien, si il en était besoin, que le destin n’existe que par la naissance, et donc les femmes. La prédestination semble s’imposer tout le long de son récit, qui reste néanmoins, si on prend le temps de s’y arrêter, balayé par l’espoir et la volonté…
L’écriture, qui à certains passages peut dérouter voire déranger, laisse le lecteur imaginer les non – dits , et l’imagination s’emballe.
Je suis donc tombé sous le charme de cette histoire de femmes, ou cette histoire de famille – difficile de qualifier ce roman tant il est atypique -, que je vous recommande chaudement. Un grand merci à PARTAGE LECTURE et à KYLOS EDITIONS pour m’avoir permis de découvrir ce roman si émouvant…

2 commentaires:

  1. j'ai moi aussi eu le plaisir de lire ce livre offert par un ami à l'occasion de mon anniversaire. Il est vraiment formidable et même très dérageant.
    Carine

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  2. C'est vrai, que ce livre force à s'interroger

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