samedi 19 février 2011

KERVIEL, Jérome. ENGRENAGE. Mémoires d'un trader

(LP454) ENGRENAGE ( L’) . Mémoires d’un trader. KERVIEL Jérôme

Paris. 2010. Flammarion. 268 p.

Présentation de l’éditeur :
Ce livre rompt le silence auquel je me suis astreint pendant plus de deux ans : deux ans pendant lesquels mon nom a été trainé dans la boue par de nombreux journalistes, banquiers, hommes politiques ou avocats.
Aujourd’hui j’estime qu’il est temps d’établir la vérité.
A l’approche d’un procès décisif pour mon avenir, mais aussi pour le système bancaire, j’évoque tels que je les ai vécus les évènements qui ont conduit à ma chute. 
Je raconte dans le détail l’incroyable année 2007 où je fis gagner un milliard et demi à la société Générale avant que la situation ne se retourne dès les premiers jours de 208.
Je décris de l’intérieur la réalité des salles de marché et du monde des traders, et le cynisme d’un système qui tire profit de ceux qui travaillent pour lui, quitte à les lâcher en cas de défaillance.
Lorsque je pénétrai dans la célèbre tour de La Défense en août 2000, je ne me doutais pas que loin de passer la porte du paradis, j’entrai en enfer. Come je ne me doutais pas qu’en franchissant le seuil du cabinet des juges d’instruction, la vérité n’éclaterait pas.
Je souhaite que ce livre interpelle l’opinion publique sur la réalité des pratiques bancaires. Qu’elle y découvre le témoignage d’un homme qui reconnaît ses fautes mais refuse de payer pour un système financier devenu fou.
Mon avis ( Juin 2010)
Peut-on imaginer, qu’un seul employé puisse, sans que son employeur ne le sache, « utiliser » plus de 120 milliards d’euros ? Est-il possible, comme l’avance la Société Générale, qu’une banque puisse rejeter toutes les erreurs sur de simples négligences et un laxisme omniprésent de la part de l’ensemble de ses cadres ?
La lecture du pamphlet de Jérôme KERVIEL ne permet pas de trancher entre l’une ou l’autre de ces hypothèses absurdes, ou plutôt, elle permet de ne pas avoir à trancher, devinant que la vérité – promise par Jérôme KERVIEL – n’est ni rouge et noire, ni blanche mais empreinte de gris.
On n’apprend pas grand-chose sur les mécanismes, ayant conduit à ce naufrage, mais on pressent aisément, que J.K. n’ait pu agir impunément, tout comme on sait que la banque n’a pu avoir toutes les informations en temps opportun.
L’Engrenage permet plus de découvrir l’intérieur d’une salle de marché, l’hyperactivité de ces traders, leur « déconnexion » du monde réel….On regrette, que cette description ne soit pas poussée plus en avant, mais on regrette que l’auteur s’étende sur sa garde à vue, et son emprisonnement en quartier V.I.P. On comprend, que ces épisodes aient du le traumatiser, mais il ne nous apprend rien sur ce monde là, alors que le sien, celui d’avant, nous était enfin ouvert, et si vite refermé…dommage.
L’écriture est simple –trop , peut-être – et naïve –on sent la volonté de vengeance et la colère d’un Homme - ….

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