jeudi 10 février 2011

CALMEL, Mireille. LE CHANT DES SORCIERES

Le chant des sorcières. CALMEL, Mireille

Paris. XO Editions. 384  p.
(LP388)


Résumé : 1483, dans les hauteurs du Vercors.
Non loin du château de Sassenage, la toute jeune Algonde, fille de l'intendante, se débat en vain pour échapper au torrent dans lequel elle est tombée. Malgré ses efforts, elle est emportée sous la montagne qu'on dit hantée par la fée Mélusine.
Tous la croient perdue et pourtant, le torrent la rejette. On la retrouve sur une berge, blanche et glacée mais vivante.
Comment a-t-elle survécu, nul ne le sait. Sous le choc, Algonde avoue qu'elle aurait... vu Mélusine, puis elle refuse d en dire plus. Mais elle semble désormais ailleurs. Que se passe-t-il autour de cette jeune fille dont la beauté éclate un peu plus chaque jour ? Quel serment a-t-elle prêté à la fée en échange de sa vie ?
Contrainte au silence pour protéger l'homme qu'elle aime, Algonde va tenter de déjouer le piège mis en place bien avant sa naissance. Son amour pour Mathieu, son amitié complice avec la jeune baronne, Hélène de Sassenage, lui donnent l'envie de vivre et de vaincre . Saura-t-elle affronter, seule ou presque, les puissances maléfiques qui ont imaginé pour elle un destin qu elle rejette de toutes ses forces ?

Mon avis (Juillet 2009)
La nouvelle trilogie de Mireille CALMEL nous livre une fresque romanesque, piqué d’ésotérisme. La légende de la fée MELUSINE, sauvant la belle ALGONDE tombée dans le Furon, scelle le destin des protagonistes de cette malédiction. Les personnages, nombreux et variés, évoluent au cours de cette épopée. Algonde, éprise de MATHIEU, retyrouvera-t-elle son amour perdu, ou le destin est-il scellé ? Philippine de SASSENAGE connaîtra-t-elle autre chose que le couvent, dans lequel, on ne l’apprendra que bien plus tard, sa mère partage sa douleur ? Le prince DJEM aura-t-il raison de ses bourreaux, financé par BAYEZID son propre frère ? SIDONIE réussira-t-elle à s’afranchir du joug de MARTHE et à retrouver son époux, désormais polygame, malgré lui ?
Fort documenté, s’attachant à la réalité de détails - on le ressent plus qu’on ne le lit -, cet ouvrage reste un formidable moyen d’évasion et de découverte, pour qui veut partir à la recherche du Moyen Age perdu. Certes, la romance reste omniprésente, mais en commençant la lecture, nous savons que nous n’entamons pas un livre d’Histoire.
Ne boudons donc pas notre plaisir, et laissons nous attirer par cette musique mélodieuse et envoûtante, laissons nous bercer par ce chant des sorcières.

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