jeudi 2 octobre 2014

CHATIMENTS McDermid Val

 CHATIMENTS. 2011.  Val McDermid. (Titre original : The Retribution). Traduit par CHAMBON Perrine et BAIGNOT Arnaud
Paris. 2014. Flammarion. 412 p.
(LP 628)

Un thriller décevant
Un Thriller décevant à mes yeux 


Présentation de l’éditeur :
Parmi tous les criminels que le profileur Tony Hill a mis derrière les barreaux, il en est un qui a particulièrement influencé sa vie et sa carrière. Un tueur en série plus diabolique que tous les autres. Un tueur en série qui a le don de lui glacer les sangs: Jacko Vance. Et aujourd'hui Jacko est de retour. Encore plus retors qu'avant, il veut prendre sa revanche sur Tony - et sur l'inspectrice Carol Jordan - pour les années qu'il lui a fait passer en prison. 
Tony ne sait ni où ni quand le tueur va frapper. Tout ce qu'il sait, c'est que sa peur ne connaîtra plus de limites et que Jacko va user de tous les moyens pour détruire sa vie. Troublant et palpitant de bout en bout, Châtiments est le livre idéal pour découvrir ou redécouvrir l'univers de Tony Hill et de Carol Jordan. Un livre que vous n'êtes pas prêt d'oublier.


Mon avis (Septembre 2014) :

Je ne découvre l’auteur, une ancienne journaliste britannique reconvertie dans l’écriture de polars noirs apparemment, qu’à son 25ème roman. Et si mes sources sont fiables, c’est le 6ème opus formé par l’inspectrice Carol Jordan et le psychologue Tony Hill. Les amateurs de polars et d’intrigues ne peuvent que s’enchanter même si je vous avoue immédiatement être resté sur ma fin et même être déçu de cette lecture. Certes, elle peut présenter un certain intérêt pour rester éveillé, afin de savoir.
Le pitch présentait pourtant quelques bonnes idées, qui ne sont pas creusées. On sent que l’auteure a voulu placer son roman dans l’actualité. Ainsi, le célèbre service dirigé par Carol Jordan mène ici sa dernière enquête, car des raisons budgétaires ont eu raison de son utilité. L’amour platonique (apparemment) entre Carol et Tony vole en éclat, lorsque Jacko Vance, un meurtrier psychopathe que le couple a emprisonné une douzaine d’années auparavant, menace à nouveau la terre entière en commençant bien évidemment par les proches des enquêteurs.
Le meurtre des proches de Carol est particulièrement sordide, Jacko les exterminant alors qu’ils étaient en train de faire l’amour et ne peut s’empêcher de gouter aux plaisirs de la chair avec la (presque) défunte…Bref cela part un peu dans tous les sens et l’auteur ne souhaite pas que les nouveaux venus (comme moi) se perdent en prenant le récit en marche. Les rappels en tout genre alourdissent le roman.
Vous l’aurez compris, je n’ai pas été emballé par ce roman, qui cependant peut vous faire passer un bon moment. Force est de reconnaître, que le style de l’auteure est simple et sans fioritures, ce qui fait de cet ouvrage un livre de plage très correct. 

vendredi 19 septembre 2014

Le livre ancien, un succès incontesté

A l’occasion de la Biennale des Antiquaires, qui se déroule du 11 au 21 septembre prochain au Grand Palais à Paris, les adeptes d’Antiquités et autres objets anciens en tout genre font grise mine. Certes, le marché de l’art et des Antiquités connait encore de bien belles pièces, mais la crise est aussi passée par là.

Si un domaine reste stable et égal à lui-même, il s’agit sans aucun doute de celui des livres anciens. Les bibliophiles sont toujours aussi nombreux et friands de découvertes en tout genre. La Kindle et autres liseuses n’ont pas tué ce marché, qui se caractérise par une stabilité étonnante en ces temps de crise. Comme quoi, le livre a encore de beaux jours devant lui. 

lundi 15 septembre 2014

Comprendre les épidémies.

Si la passion des livres reste vivace, et que malgré tout ce qu’on peut lire, on ne succombe pas tous aux charmes de la « liseuse », c’est aussi parce que le livre nous permet de nous poser, de prendre le temps de la connaissance et de la réflexion. Internet aussi peut être une source d’informations, mais avouons, qu’un ouvrage reste le meilleur moyen pour aborder une thématique dans son ensemble….
Par exemple, vous vous interrogez sur l’épidémie d’Ebola, qui frappe aujourd’hui le continent africain et qui menace nos sociétés. Il suffit de quelques secondes pour que Google vous affiche des milliers de sites vous proposant d’analyser (ou pour certains de dramatiser) cet état de fait. De mon côté, je ne peux que vous conseiller de prendre le temps de la réflexion et de vous faire votre propre idée. Pour y parvenir, découvrez comment une épidémie apparait puis disparaît. Un livre vous invite à cette découverte.

Vie et mort des Epidémies. Debré Patrice et Gonzalez Jean-Paul
Paris. 2013. Editions Odile Jacob. 288 p.

Présentation de l’éditeur : Les maladies infectieuses sont la cause de près de 14 millions de morts chaque année dans le monde, la plupart dans les pays du Sud. Environ 350 maladies infectieuses sont apparues entre 1940 et 2004, une majorité provenant du Sud, et 90 % des virus et bactéries étaient encore inconnus dans les années 1980, tandis que des maladies disparues réapparaissent.

Dans ce livre, Vie et mort des épidémies, Patrice Debré et Jean-Paul Gonzalez retracent toute l’histoire des grandes épidémies passées, des pestes à la tuberculose, et démontrent que l’émergence de maladies infectieuses est un phénomène qui participe de la logique même du vivant. Ils soulignent surtout que, malgré les peurs, jamais nous n’avons été aussi bien armés pour lutter contre elles.

Une réflexion originale sur le combat mondial contre les épidémies et sur les moyens dont nous disposons pour les éradiquer.

Patrice Debré est professeur d’immunologie à l’université Pierre-et Marie-Curie-Paris-VI. Il a été chef de service, directeur d’un institut de recherche à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et ambassadeur de France chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Il a notamment publié une monumentale biographie de Louis Pasteur qui fait référence.


Jean-Paul Gonzalez est médecin virologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD, Marseille) et senior advisor pour les maladies émergentes et la biosécurité auprès de l’Agence Metabiota (Washington, DC). Il a dirigé le Centre international de recherches médicales de Franceville, au Gabon.

mardi 9 septembre 2014

Peut-on tout lire ?


On se posait déjà la question si on pouvait tout écrire, et l’histoire de la censure démontre que le sujet a connu de nombreux renversements. Désormais, on semble changer de registre en s’interrogeant sur le fait de vendre ou de ne pas vendre tel ou tel livre. C’est le récit d’une passion amoureuse, qui a suscité ce nouveau débat. Lorsqu’une ancienne ex première Dame relate par le menu la décadence d’un homme, les libraires s’interrogent sur leur rôle.

 

Tous les livres peuvent-ils être vendus ?


 

Certains se frottent les mains, en pensant aux déjà 200,000 exemplaires vendus en quelques jours seulement. Lorsque les pages se transforment en monnaie sonnante et trébuchante, l’odeur du caniveau semble masquée par celui si longtemps interrogé de l’argent.

Mais les libraires ont-ils raison de se poser la question ? Loin de moi l’idée de dénoncer un acte politique mais de souligner qu’il s’agit bel et bien d’un acte de censure. Les autodafés nouvelle génération seraient-ils sur le point de se généraliser ?

 Les censeurs ne sont plus du côté du bucher donc mais de celui du tiroir-caisse. En se refusant de distribuer tel ou tel livre, les libraires ne jouent plus leur rôle et il faut s’efforcer de le dénoncer. Ou alors, on déplorera dans quelques années à ne plus trouver de livres sur l’histoire du Moyen Orient dans les librairies célébrant le merveilleux de l’Occident Médiéval.

Les arguments avancés peuvent être balayés d’une main. Qui connait la vérité ? Ne comptez pas sur moi pour démêler le vrai du faux, car il est hors de question que je lise ce genre de livre. Une censure sous la seule forme qui soit acceptable : se censurer soi-même. Le pouvoir, une fois de plus, devrait revenir à l’Individu et non pas à une caste ou à une congrégation (même si elle n’est pas religieuse).

Ces mêmes libraires s’empressent de mettre en avant les « classiques » de la littérature française, comme si les Grands noms de la langue de Voltaire ne s’étaient pas abaisser à certains écrits plus que sulfureux.

La profession (d’écrivain, de libraire, d’éditeurs) se cherche encore et semble, ces derniers temps, s’égarer. Ce n’est pas en refusant la distribution d’un livre, que les lecteurs réclament (plus de 200,000 exemplaires doit-ont le rappeler), que les libraires et les éditeurs réussiront à convaincre les lecteurs que leur combat contre le géant du commerce électronique est juste. Aucun rapport me direz-vous et pourtant. Qui a les pouvoirs de dicter le comportement de chacun, si ce n’est personne ? Ou alors le prochain titre à la mode sera l’explication du passage de notre société de la démocratie à la dictature.

Et vous, comprenez-vous que les libraires refusent de vendre ce livre dont on parle depuis le début ?

 

 

samedi 30 août 2014

CHATTAM Maxime La patience du diable

(La) Patience du Diable. 2014.  CHATTAM Maxime
Paris. Albin Michel. 491 p.  Sortie : Juin 2014.
(LP 625)

La patience du diable de Maxime Chattam
Un thriller captivant
















Présentation de l’éditeur :


Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?
 Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue…Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…Des gens ordinaires découverts morts… de terreur.
Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou.
Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.

Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Mon avis (Aout 2014) :
Un thriller réellement original, qui gagne à être connu. Certes, l’enquête (n’oubliez pas que vous êtes en train de lire un thriller, alors l’enquête est inévitable) traque un mystérieux tueur en série.
Déjà ébranlée par une ancienne histoire (les références y sont nombreuses, et n’ayant pas lu les anciennes aventures de cette enquêtrice, on peut se sentir perdu, frustré,…), Ludivine Vancker prend en charge cette chasse à l’homme. Mais s’agit-il réellement d’un homme ou ne s’agit-il pas du diable dans cette histoire ?
Rationnelle (même si ces virées dans les bars pourraient indiquer le contraire), Ludivine ne peut croire à ce retour du Démon, à cette venue de la Bête et pourtant les meurtres sanglants et les carnages se multiplient donnant  plus de consistance à cette hypothèse…
Les histoires se télescopent donc, et l’accumulation de l’horreur pousse Ludivine à vouloir, non à devoir résoudre cette enquête (encore une fois, on se sent frustré de ne pas savoir ce qui a bien pu traumatiser cette jeune gendarme à ce point).
Comme toujours en pareil cas, je vais faire bien attention à ne rien vous dévoiler de l’intrigue qui vous maintiendra en haleine jusqu’à la fin. L’écriture est concise, brève, efficace…Trop peut-être à certains moments, comme si l’auteur voulait vite passer au chapitre suivant…Le déroulement est limpide et nous pousse à nous plonger dans la vie des enquêteurs (moins dans celles des victimes et des bourreaux).
Vous l’aurez compris, j’ai apprécié ce roman, qui se lit vraiment très rapidement réussissant à nous prendre aux tripes….même si quelques bémols atténuent ce plaisir, au premier rang duquel il faut citer cette évocation répétée et répétée à cette histoire du passé (peut-être s’agit-il de ce marketing, qui pousse le lecteur à vite se procurer le précédent opus ? Le résultat est efficace puisque je ne manquerai pas de ma plonger dans la lecture de ce dernier…)

Un livre à découvrir donc sans plus attendre. 

mardi 19 août 2014

Les Mégalithes, un livre pour s'initier à cet art premier

Les Mégalithes, Pierres de Mémoire. MOHEN Jean Pierre
Paris. 1998. Gallimard. Collection Découvertes Gallimard Archéologie. 176 p.
(L 267)
GALLIMARD DECOUVERTES, une initiation au mégalithisme
Un livre à l'image de toute la collection de GALLIMARD














Présentation de l’éditeur :

Qui a érigé les mégalithes, ces monuments en grosses pierres que sont les dolmens, menhirs, alignements et cromlechs ? Des géants, des diables ou des fées, comme souvent leurs noms semblent l'attester ? À quoi servaient-ils ? Lieux de culte pour les druides, d'autels pour les sacrifices, comme le prouveraient les ossements humains trouvés à l'intérieur des dolmens ?
De fouilles en expériences, les chercheurs ont levé- en grande partie - le mystère des mégalithes. Ce sont les hommes du néolithique qui, entre le Ve et le IIe millénaire avant notre ère, ont élevé ces constructions monumentales, la première architecture du monde : les mégalithes étaient conçus symboliquement pour protéger les plus prestigieux de leurs morts, ou pour les évoquer. Et le culte des ancêtres légitimait leur possession du sol, tout en affirmant leur identité culturelle.
En retraçant l'évolution de ces pierres de mémoire, Jean-Pierre Mohen, préhistorien, nous fait comprendre comment l'association de l'architecture, de la science, de la religion et du prestige social a permis la mise en place de la première organisation de l'espace de nos campagnes.

Mon avis (Aout 2014) :

Comme toujours avec cette collection des éditions Gallimard, l’ouvrage s’essaie à une synthèse qui n’est pas toujours facile. Mais le sujet est abordé dans ses grandes lignes. Il ne s’agit pas de poser une définition précise du mégalithisme (même si on apprécie particulièrement le glossaire de la fin d’ouvrage) ni même d’expliquer l’origine de ces mégalithes mais bien d’aborder l’ensemble et de défricher la matière.
J’apprécie particulièrement, mais il me semble le rappeler à chaque ouvrage de cette collection, l’iconographie qui à elle seule peut être une source de connaissances et de questionnement.
La bibliographie de fin d’ouvrage donne les pistes pour approfondir, selon ses envies et ses besoins, tel ou tel point.

Donc un avis plus que positif sur cet ouvrage, qui appelle à en ouvrir d’autres, bien d’autres…..

samedi 16 août 2014

Quand le livre papier se révolte, le livre numérique tremble



Le livre électronique menace (si l’on en croit certains) l’existence même de son ancêtre papier. Depuis des années, on nous annonce le pilon systématique pour nos vieux livres, qui trônent sur la table de chevet, au profit des liseuses sans âmes, que les distributeurs ne cessent de commercialiser.

 

La hache de guerre est déterrée


Le tournant est sur le point de se passer dans l’indifférence quasi-générale. Mais cela, c’était avant. Reprenons les choses dans l’ordre (les puristes de l’information excuseront mon résumé sommaire mais bien réel).
D’un côté Amazon a tout intérêt à vois se développer le marché du livre électronique. Pour cela, il entend proposer ces e-book à des prix attractifs soit moins de 10 dollars (environ 7.50 €). A ce prix là, un lecteur peut immédiatement voir l’économie à préférer le livre électronique aux livres papier.
D’un autre côté, les éditeurs eux, même si ils sont tous engagés dans le marché, ne souhaitent pas accélérer le déclin des enfants de Gutenberg. Aux Etats Unis, la filiale américaine Hachette a donc refusé de s’aligner sur ces tarifs, jugés insuffisants.  

Un Mastodonte contre des auteurs


Amazon (surtout aux Etats Unis) n’a aucun pouvoir (officiel) pour faire plier le distributeur français. Aussi, le géant américain s’est employé à recourir à des armes commerciales. Retardement (involontaire selon Amazon bien sûr) des délais de livraison aux clients, suppression de précommandes, disparition de certains titres, …..
On comprend que le géant de l’e-commerce, qui réalise plus de 75 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an, ne s’inquiète pas de perdre quelques milliers de ventes de livres. A l’inverse, Hachette n’a pas les reins assez solides pour supporter un tel manque à gagner.

 

Une révolte des auteurs, un sursaut d’orgueil


La riposte d’Hachette, qui ne peut pas agir sur le même terrain, a donc eu lieu ce dimanche 10 août 2014. Deux pages de la prestigieuse édition du New York Times dénoncent les agissements d’Amazon, invitant les lecteurs du journal et les autres à protester et à écrire à Jeff Bezos en personne.
Vous me direz une riposte dans un journal, quel poids cela peut-il avoir ? Indéniablement cela en a un assez important, car petite information complémentaire : cet appel a été signé par 900 auteurs qui refusent de voir mourir leurs éditeurs. Parmi eux, des grands noms de l’édition, parmi lesquels Stephen King, John Grisham ou même Donna Tartt.


Qui en sortira vainqueur ? 

mardi 12 août 2014

GAGNON Hervé. MALEFICA Tome 1 : La voie du Livre

MALEFICA. Tome1 : La voie du Livre GAGNON Hervé
Paris. 2014. Hugo et Compagnie.  428 p.
(L623)


Un roman historique sur l'Inquisition
Le premier opus...
Présentation de l’éditeur : En l'an 1639, la France est aux prises avec des révoltes populaires, une famine et un clergé qui voit le Mal partout. On brûle comme sorcières toutes les femmes qui ont le malheur de ne pas correspondre au dogme catholique. Dans le petit village d'Abélès, Anneline Dujardin, sa mère Catherine et sa fille Jeanne, guérisseuses comme toutes leurs ancêtres, coulent des jours paisibles jusqu'à ce que le nouveau curé lance l'Inquisition à leurs trousses.

Dans un hameau voisin, l'armurier François Morin voit sa femme et sa fillette sauvagement assassinées par un gabeleur et ses hommes. Il exerce une vengeance terrible et se retrouve hors-la-loi. Unis dans le malheur, dépositaires d'un mystérieux grimoire qui remet en question la légitimité de Louis XIII, Anneline et François tenteront d'échapper à l'inquisiteur, au prévôt de justice, aux mousquetaires du roi et au cardinal de Richelieu.
S'enclenche alors une frénétique chasse au trésor, dont l'issue déterminera le sort de deux trônes : celui du royaume de France et celui de saint Pierre.
Hervé Gagnon détient un doctorat en histoire et une maîtrise en muséologie. Il travaille depuis 1989 dans le domaine de la gestion et de la mise en valeur du patrimoine. Il a signé seize romans jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Depuis quelques années, il s'adresse aux adultes, avec ses séries Damné et Vengeance. Il livre avec Malefica un thriller historique captivant.


Mon avis (Aout 2014) : Certes, l’auteur n’en est pas à son premier roman, mais c’est par lui que je commence pour mon plus grand plaisir. Inutile de vous cacher plus longtemps, que ce livre fait partie de mes coups de cœur de ces dernières années.
L’intrigue garde en suspens d’un bout à l’autre et on ressent le désespoir rageur  de ce François, un héros malgré lui. L’écriture est simple, sans trop de fioritures  et les puristes regretteront peut-être le manque de détails historiques.
Et pourtant, l’auteur nous raconte une histoire et non pas l’Histoire, et il nous la raconte avec brio. Le surnaturel transparait peu à peu et même l’héroïne se questionne :
(…) Catherinne se demanda comment il était possible qu’un tel phénomène se transmette d’une génération à l’autre.


Alors coup de cœur, d’autant plus que l’auteur nous emmène dans les coulisses de l’Inquisition. Alors je vous détaillerai peut-être cette intrigue après la lecture des tomes à venir mais en attendant, je ne peux que trop vous conseiller de vous précipiter sur ce roman et ne doutez pas que vous lirez prochainement une nouvelle critique sur les autres romans de cet auteur, que j’inscris sur la liste de mes auteurs préférés. Le second tome, déjà publié au Canada, devrait débarquer à la rentrée en France, alors que le 3ème et dernier opus de cette collection est attendu pour 2015. De quoi nous faire attendre vite le changement d’année…

dimanche 10 août 2014

Google croit encore à l'avenir du livre papier



Barnes & Nobles reste la première enseigne de librairie aux Etats Unis. L’enseigne a annoncé le 07 aout dernier avoir signé un accord avec Google. Plus précisément avec la filiale de vente en ligne du géant américain d’Internet. Désormais dans certaines villes américaines, les livres commandés sur la Toile seront livrés le jour même, comme quoi même les géants du Web ne croient pas en la mort du livre papier. 

dimanche 3 août 2014

François Mitterrand, le dernier des Capétiens

La Vème République et la Monarchie
Une biographie ou analyse partisane ? 
François Mitterrand le dernier des Capétiens. Gauthier Guy
Paris. 2014. Pascal Galodé Editeurs. Grand West Editions. 500 p.
(LP 520)
Résumé de l’éditeur : Cet ouvrage, que l’on considéra comme sulfureux à sa publication, et qui est aujourd’hui encensé par tous les mitterrandiens et admirateurs, décrypte les relations étranges que le Président entretint pendant cinquante ans avec le Comte de Paris.

L’une des conclusions que l’on peut tirer de ce livre est que François Mitterrand - qui a osé dire : « Les Capétiens sont la colonne vertébrale de la France », et qui a fait clairement référence à Philippe Auguste dans sa Lettre à tous les Français de 1988 - a souhaité instaurer en France, par ses idées et son comportement, cette « monarchie socialiste » dont rêvait son ami Henri d’Orléans, lui-même surnommé le « Prince Rouge » par les royalistes nostalgiques du maurrassisme.
Guy Gauthier, ancien magistrat et ancien sous-préfet, est docteur en Histoire, écrivain et conférencier. Il est également chargé de cours en Sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il a reçu le Grand-Prix du Roman de la Ville de Rennes en 2012 pour la "Conspiration de Pontcallec."


Mon avis (Aout 2014) : Le titre est polémique à juste titre et pousse à en savoir plus. Le premier président socialiste de la Vème République serait-il un lointain descendant de cette lignée royale dont les origines remontent à 987 ? Je tue le suspens dans l’œuf, il ne s’agit aucunement de ceci ici.
L’historien (polémiste dans cet ouvrage) analyse la vie politique, publique de ce président socialiste à travers le prisme de la monarchie, qui caractérisa la France pendant des siècles.  Aussi, l’analyse peut-elle être biaisée. Et lorsque l’auteur évoque la volonté tenace pour le président de protéger les frontières, est-il de bon ton de rappeler l’admiration qu’il vouait au Maréchal de Vauban ou ne faut-il pas plutôt y voir l’angoisse profonde laissée par le conflit mondial, auquel François Mitterrand assista.
Vous le comprenez, le livre est fort bien documenté mais les travers parfois trop grossiers. Quoi qu’il en soit, l’écriture fluide rend le tout digeste et agréable, ce qui est déjà en soi un point bien plus que positif.
Rien à redire quant aux sources et autres références absolument indispensables dans ce genre de biographie « libre » si on peut dire. J’avais déjà lu quelques ouvrages sur cette période politique française du début des années 1980, et même si le personnage central me rebute quelque peu, je ne peux que vous encourager à en découvrir un peu plus en lisant cet opus, pour lequel je remercie l’éditeur et Babelio qui m’ont donné à l’occasion d’une « Masse Critique » la possibilité de le lire et finalement d’en apprécier le contenu….

jeudi 19 juin 2014

CALMEL Mireille Richard Coeur de Lion. Les chevaliers du Graal

Richard Cœur de Lion. Les Chevaliers du Graal. 2014. CALMEL Mireille
Paris. XO Editions. 330 p. Date de parution : 30 janvier 2014

(LP615)

Présentation de l’éditeur :
1191. Depuis deux ans déjà, les hommes de la troisième croisade luttent dans la chaleur et le sang pour reprendre Jérusalem à Saladin. Alors que Philippe Auguste vient de regagner le royaume de France, Richard Cœur de Lion, laissé seul à la tête des armées, décrète le massacre des prisonniers qu’il devait échanger avec Saladin. Un geste rageur dans lequel il se reconnaît d’autant moins qu’il détruit ses chances de récupérer son aimée, prisonnière du sultan. Loin de l’Angleterre convoitée par son frère Jean sans Terre, Richard n’a qu’une solution : veiller à la cohésion des armées pour emporter la vic­toire en Terre sainte et tenter de comprendre son incohérente décision. Maïs comment pourrait-il se douter que le chef de la secte des Assassins détient les pouvoirs du Graal noir et qu’il menace, plus que Saladin, la chrétienté tout entière ?Tandis que les combats font rage, les mythiques épées Marmiadoise, Durandal et Caliburnus deviennent l’enjeu d’un pouvoir qui dépasse celui des rois.Seule Eloïn, aidée de sa mère Loanna de Grimwald et des chevaLiers du Graal, peut ramener la lumière au cœur de l’ombre et du pres­tige dans celui du roi.

Une épopée haletante où amour, sensualité et magie se mêlent à la plus mythi­que des quêtes.

Les Chevaliers du Graal est le second tome du nou­veau cycle médiéval et féerique de Mireille Calmel, dans lequel sa plume enchanteresse, nour­rie par une abondante documentation historique, fait revivre Richard Cœur de Lion et la fabuleuse épopée de la troisième croisade.
Mon avis (Juin 2014) :

Cela fait déjà plusieurs années, que je suis avec passion les aventures de Loanna, d’Eloin ou d’Aliénor, me réjouissant d’avoir vécu ces moments avec ces personnages. Les cycles rédigés par Mireille Calmel m’ont toujours transporté et pourtant avec ce deuxième tome de ce nouveau cycle, autant vous l’avouer immédiatement je suis resté sur ma faim mais également déçu.
Bien évidemment, la plume de l’auteure est fidèle à elle-même et sous une écriture fluide et agréable, les destins des héroïnes continuent d’avancer et de se croiser. L’intrigue (et la documentation qui va avec) est toujours aussi présente aujourd’hui qu’hier et il ne manque pas cette touche d’Héroic Fantasy, qui donna à l’ensemble cette magie…Et pourtant…

Comment expliquer que la magie ne prenne pas avec ce Richard Cœur de Lion, dont le premier tome avait été un enchantement mais moins que celui escompté. Trop d’attente mise dans cette nouvelle publication, trop de romans se nourrissant de la même généalogie,…je ne sais l’expliquer. Toujours est-il que ce roman de Mireille Calmel ne restera pas gravé dans ma mémoire comme le sont les premiers pas de ces héroïnes, qu’il me tarde désormais de laisser à leur aventure…

mardi 17 juin 2014

CALMEL, Mireille Richard Coeur de Lion. L'Ombre de Saladin

Richard Cœur de Lion. L’Ombre de Saladin. 2013. CALMEL Mireille
Paris. XO Editions. 412 p.
(LP 605)
Mireille Calmel les romans d'Eloin
Un nouveau cycle pour Mireille Calmel...


Présentation de l’éditeur :
1189. Un nouveau roi ceint la couronne d’Angleterre. On le surnomme Cœur de Lion. Richard Cœur de Lion. Autant pour sa bravoure que pour son esprit chevaleresque. Jeune, vaillant, passionné, il est prêt à rendre sa gloire à l’empire Plantagenêt. À ses côtés : sa mère, la flamboyante Aliénor d’Aquitaine, Loanna de Grimwald, la dernière des grandes prêtresses d’Avalon, et Eloïn Rudel, sa maîtresse, son amour depuis tou­jours.

Ensemble, ils devront écarter trahisons et mensonges, en Angleterre où complote Jean sans Terre, le cadet des Plantagenêts, en Orient où le sultan Saladin vient de s’emparer de Jérusalem et continue d’étendre son emprise. C’est une imposante armée qui rejoint bientôt celle de Philippe Auguste, roi de France, en Terre sainte.

Dans un Orient mystérieux ouvert à tous les dangers, Richard détient un atout de taille : la puissance de trois épées de légende for­gées en Avalon, Excalibur, Marmiadoise et Durandal. Mais pour combien de temps ?

Nourri par une abondante documentation historique qui renoue avec la légende et après Aliénor, L’Ombre de Saladin est le premier tome du nouveau cycle médiéval et féerique de Mireille Calmel dont la plume enchanteresse fait revivre Richard Cœur de Lion dans la fabuleuse épopée de la troisième croisade.

Mon avis (Avril 2014) :
Que dire de plus lorsque l’on connaît mon affection toute particulière pour la plume de Dame Mireille Calmel ? Le Moyen Age se fait envoutant et également féérique, et les adeptes d’Heroic Fantasy adoreront aussi retrouver les prêtresses d’Avalon. Malgré tout, le livre n’est pas qu’une pure fiction, car l’auteur a su encore une fois bien se documenter.
La vie quotidienne en ce XIIème siècle finissant nous est fort bien retracée et on se plait à découvrir la Grande Histoire comme on se passionne en découvrant les petits tracas de la vie quotidienne. Aliénor, Eloin ou encore Loanna, les héroïnes de Mireille Calmel sont toutes là, et leur relation est plus fusionnelle que jamais. On retrouver les hommes de leur vie et désormais Richard Cœur de Lion préside aux destinées de ces héros.
L’écriture est toujours aussi agréable et on ressent l’évolution de chacun et surtout chacune des héroïnes. Les épées mystérieuses nous fascinent alors que les envies de Saladin nous inquiètent voire nous terrifient.
Vous l’aurez compris, j’ai apprécié ce nouvel opus des aventures des héroïnes, que l’on a pu suivre depuis des années et que l’on espère accompagner encore longtemps. La plume de l’auteur reste aussi attirante qu’au début.
Pas de regrets ni de réserves pour ce roman si ce n’est qu’un conseil pour celles et ceux qui ont envie de le découvrir : lisez avant les précédents opus sous peine de vous sentir un peu perdu. 

jeudi 12 juin 2014

LAFFARGE Marlène Le Grain de riz

(Le) grain de riz. 2009. LAFFARGE Marlène
Livre auto-édité. 220 pages.
(LA265)
 
Un livre à lire
Un roman à découvrir 
Présentation de l’auteure :
Quand le choix vous est donné ENTRE revenir, ou continuer à partir...
Mariette est anéantie à l’annonce des résultats qu’elle attendait avec anxiété: l’enfant qu’elle porte est effectivement atteint d’une anomalie. Elle qui avait caché à son mari son examen de contrôle, ne peut plus taire la vérité. Mais alors qu’elle fouille dans son sac à la recherche de son téléphone portable pour l’appeler, elle est si bouleversée qu’elle ne prête plus attention à l’endroit où elle se trouve : elle ne voit pas la camionnette arriver sur elle. C’est le choc !
Richard voit sa vie s'effondrer lorsqu’on lui apprend que sa femme est tombée dans le coma à la suite d'un accident, mais il tente de se ressaisir quand on lui dit que par miracle, le bébé n'a subi aucun traumatisme. Il a tout juste le temps de s’en réjouir qu’on lui demande dans la foulée s’il désire le garder. Lui qui ignorait tout de l’état de santé du bébé doit, tout seul, faire un choix qu’il espère être le bon…
Le coma de Mariette se prolonge, et dans cet entre-deux où elle se trouve, elle va rencontrer d’autres personnes dans le même état, et entretenir avec le fœtus qui grandit en elle une puissante communication spirituelle.
Les mois passent, la grossesse arrive à son terme, l’accouchement est provoqué, et le bébé naît… normal…
Mais une mauvaise surprise attend Richard dans les mois à venir : sa fille ne parle pas…

Ce que j’en pense :

Autant vous le dire tout de suite, je vous parle d’un livre que je n’ai pas encore lu mais il m’apparaissait important de promouvoir, une fois n’est pas coutume, un livre publié en dehors des grands maisons d’édition. Un sujet délicat et un thème apprécié de beaucoup : la communication spirituelle.
J’ai pu lire avec plaisir l’into et les premiers chapitres de ce roman, qui, si j’ai bien compris, ne part pas d’une expérience de l’auteure. Et pourtant, le roman est bien documenté et on se sent happé par cette histoire singulière.
Je vous invite donc à en découvrir plus que ce soit en regardant l’interview de l’auteure sur livres hebdo ou en visitant son blog.
N’hésitez pas à nous faire part de votre propre avis si vous découvrez l’un des livres de cette auteure, appelée à revenir sur le blog.  


mardi 10 juin 2014

HAMON Gwendoline. Les Dieux sont vaches

Les Dieux sont vaches. HAMON Gwendoline
Paris. 2014. JC LATTES.250 P ; Date de parution : Mars 2014
(LP 606)

Un roman
Un roman autobiographique 

Présentation de l’éditeur :
Quand Zélie apprend soudainement que Caroline, sa mère, est gravement malade, son monde s’écroule. Cette mère un peu folle-dingue, si singulière, qui l’a empêchée jusqu’à présent de se sentir « normale » aux yeux des autres et à ses propres yeux ne peut pas s’en aller « normalement » comme Madame tout le monde. Elle avait un père écrivain très connu, une mère metteur en scène de talent. Elle a été maman et épouse très jeune : l’Afrique, ses deux filles, ses amants… mais surtout sa tête était pleine de rêves qui n’appartenaient qu’à elle ; des lubies, des manies. Elle croyait aux énergies, aux forces divines et souterraines, aux médiums étranges. Elle suspendait un pendule au-dessus de la tête de ses futurs gendres et imaginait des prénoms d'indiens pour ses petits-enfants. Tellement en marge qu’elle en était aussi merveilleuse que cruelle. Forcément, les deux derniers mois passés ensemble seront différents. Et, ils le seront, grâce à un humour décapant que partagent la mère et la fille.

Gwendoline Hamon nous raconte, sa mère, son destin hors du commun et à travers elle, l'histoire de cette famille pas comme les autres, réunie, soudée autour de cette femme fascinante au moment de sa disparition, pendant ces soixante neuf jours où les dieux ont été un peu vaches.
« Elle est partie comme elle a vécu sa vie, bizarrement. Elle nous a encore surprises, nous a encore fait pleurer, mais nous a légué une richesse rare, une liberté absolue : "la légèreté de l'humour". »
Gwendoline Hamon passe son enfance au Sénégal et découvre le théâtre grâce à ses grands-parents Nicole et Jean Anouilh. Actrice, et jeune metteur en scène elle est nommée aux Molière et a joué dans de nombreux films et pièces. Les Dieux sont vaches est son premier roman.

Mon avis (Juin 2014)

Pour une fois,  il ne s’agit pas réellement de mon avis puisque j’avoue, sans honte, ne pas avoir lu cet ouvrage, que certains qualifient de roman alors que d’autres évoquent plus volontiers un essai autobiographique. Gwendoline Hamon, son nom vous est peut-être étranger, mais sa généalogie doit l’être moins puisqu’elle est la petite fille du génialissime (bon là je m’emporte mais pour une fois que je trouve un artiste   réellement au-dessus de la mêlée  pour son époque)  Jean Anouilh . (Du reste, je constate, avec effroi, ne pas lui avoir consacré une ligne ici. Ce sera chose réparée d’ici peu je vous le promets).
Donc Gwendoline nous livre un témoignage poignant sur le décès de sa maman, intervenue alors qu’elle n’avait que 58 ans. Le crabe ou le cancer de l’utérus aura eu raison de cette femme, qui refusait de voir la réalité des choses. C’est cela que nous raconte l’auteur même si les noms des personnages ont  été changés. N’ayant pas lu ce livre et pourtant si intéressé par ce genre de témoignages, je vous livre en un mot, l’impression de ma moitié :

Je l’ai commencé et je ne l’ai plus lâché avant d avoir fini!!!c’est incroyablement attachant incroyablement vivant un livre qui va rester longtemps dans mon esprit...bien écrit.. certes. Mais singulier dans cette vie ou tout pourrait sembler écrit d’avance.. c’est un peu rassurant de lire que bien des histoires de familles sont réellement compliquées tant l’amour est vache... bravo à l’auteure


très bon livre : on ne tombe pas dans le dramatique comme beaucoup de livre "témoin" mais elle reste très lucide. Sans exagération dans l émotion  bien que l’écrit peut même choquer dans sa réalité. Tant le vécu parle d affecte.

mercredi 23 janvier 2013

BERRY, Steve Le Code Jefferson






(Le) Code Jefferson. 2011. BERRY Steve. Traduit par MAZINGARBE Danièle
Paris.2012. Le Cherche Midi Editeurs. Collection Thriller. 591 p.
(LP520)
Présentation de l’éditeur : Lincoln (1865), Garfield (1881), McKinley (1901), et Kennedy (1963) : quatre présidents américains, quatre assassinats a priori sans rapport aucun, et pourtant...
Afin de venir en aide à une de ses amies, Cotton Malone se rend aux Etats-Unis sans se douter qu'il est sur le point de faire l'une des découvertes les plus étonnantes de sa carrière : l'existence d'une société secrète, fondée lors de la Révolution américaine, adoubée par George Washington et qui, depuis lors, n'a cessé ses mystérieuses activités. À l'origine du secret, et peut-être de l'assassinat des quatre présidents, une intrigante séance du Sénat américain survenue en 1793.
Lancé dans une course contre la montre pour découvrir la vérité, Malone devra élucider de nombreuses d'énigmes, en particulier celle du fameux Code Jefferson, afin de déjouer une conspiration dont les ramifications s'étendent au cœur même de l'État américain.

Depuis les pères fondateurs de l'Amérique jusqu'à l'assassinat de Kennedy, en passant par la personnalité fascinante de Thomas Jefferson, Steve Berry nous fait partager une histoire aussi riche que passionnante, et pleine de mystères réels jamais résolus jusqu'à aujourd'hui. Une aventure palpitante !
Mon Avis (Janvier 2013) : Tous les protagonistes récurrents de Steve Berry se retrouvent ici, et c’est pour venir en aide à leur amie (et ancienne patronne pour Cotton), Stéphanie Nelle, que Cotton Malone quitte sa Scandinavie adorée pour venir aux Etats Unis avec la belle et toujours indomptée Cassiopée. Les deux héros des anciens opus vivent en effet une idylle sereine, que l’auteur détaille pour notre plus grand plaisir. Car, et c’est un changement pour ces nouvelles aventures, Steve Berry prend le temps de rendre tous ses héros plus vivants et plus attachants. Même le président des Etats Unis se laisser aller à des confidences sur son mariage, auquel ni lui ni son épouse ne croit plus. La nouvelle confidente du président, Stéphanie Nelle donc, a disparu, appelant Malone à la rescousse.
Les rebondissements peuvent alors reprendre, et on s’aperçoit vite, que les détails apportés par l’auteur ne l’empêchent aucunement de maintenir le même rythme haletant que dans les autres opus. Voilà donc Malone et Cassiopée déjouant un attentat contre le président et se lançant dans une lutte sans merci contre les pirates…pardon les corsaires. La différence subtile vous sera délivrée par le chef de ces Corsaires, regroupés depuis des siècles dans le Commonwealth. Un rebondissement à chaque chapitre avec, comme nous l’avons déjà précisé, des épisodes plus calmes et avec quelques révélations.
L’écriture est toujours aussi fluide, et les enchainements bien suivis. Comme à son habitude, Steve Berry nous aide à démêler l’imaginaire du réel. Un excellent opus donc, que j’ai dévoré d’un bout à l’autre. Pour celles et ceux, ayant lu ce dernier opus des aventures de Cotton, avez-vous été comme moi interloqué par l’affirmation de l’auteur, qui en fait le premier d’une longue série ? On peut en reparler en messagerie privée.
A lire absolument après avoir appris à connaître les personnages.



jeudi 20 décembre 2012

GUAINO Henri La nuit et le jour


La nuit et le jour. 2012. GUAINO Henri

Paris. Plon. 282 p.

(LP519)

Résumé de l’éditeur :

« Vous savez pourquoi ils l’ont tant détesté ? Parce qu’il voulait gouverner. Tous ceux qui avaient pris l’habitude de ne plus être gouvernés, de vivre entre eux, avec leurs petits arrangements, leurs petits privilèges, tous ceux-là l’ont détesté. Vous savez, le Sarkozy que j’ai côtoyé pendant cinq ans à l’ Elysée ne ressemblait pas du tout à la caricature que ses adversaires en ont fait.


Dans la nuit tiède, sous le ciel étoilé, je revoyais nos conversations nocturnes quand, parfois, après le dîner, il venait me rendre visite dans mon bureau alors que j’écrivais. C’étaient des moments privilégiés, sans ces jeux de rôle qui sont inévitables lorsqu’il y a plus de deux personnes en présence. Quand il quittait mon bureau, je me remettais à écrire jusqu’au matin. Ah, toutes ces nuits d’insomnie consacrées au long combat toujours recommencé des mots et des idées ! »


H. G.



Henri Guaino a été commissaire au Plan, inspirateur de la campagne de Jacques Chirac sur la fracture sociale en 1995 et le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pendant tout son quinquennat. Il a été élu député des Yvelines lors des dernières élections législatives. Il est l’auteur de La Sottise des Modernes publié chez Plon en 2002.

Mon avis (Décembre 2012)

Conseiller et confident du président de la République, Henri Guaino nous livre dans ce récit la discussion (imaginaire ou rêvée), qu’il a (aurait eu) avec l’un de ses anciens Instituteurs dans sa ville d’Arles. La nostalgie de son enfance se mêle alors aux déceptions encore vives. Cette discussion, l’auteur la date de la fin du mois de juillet, s’étendant sur plusieurs jours. Les deux Hommes y abordent tous les sujets, qui tiennent au cœur de celui qui fut, après avoir été l’un des proches de Philippe Séguin (et l’hommage rendu y est vibrant et presque émouvant), au cœur de ce qui devait devenir le « cercle restreint ». La pudeur peut-être l’empêche de s’étaler sur les secrets de la vie privée du locataire de l’Elysée. Mais la discussion est rêvée puisqu’elle s’apparente plus du long monologue, parfois entrecoupé par des interrogations de cet instituteur, qui, au terme de son existence, s’enorgueillit d’avoir formé des individus doués de raison et de discernement. La nostalgie du temps passé donc avec les positions assez tranchées de Mr Guaino sur certains sujets.

L’Europe, la mondialisation, la crise sociale, la détresse de ses contemporains, l’auteur nous livre ses sentiments mais aussi sa déception. Touchant quand il nous parle du départ trop rapide de sa mère, qui, et il le souligne assez, n’eut aucun moment de repos au cours de son existence, comme si cela devait marquer à jamais la vie d’une maman.  L’évocation d’une enfance heureuse mais modeste, pour ne pas dire pauvre, qui le pousse à argumenter que l’on « ne devient pas un voyou parce que l’on est pauvre » et qu’au contraire les principes inculqués ont souvent bien plus de force et de conviction que dans certaines classes bienpensantes. Pas de voyeurisme de sa part bien au contraire, puisque cela le pousse à deviner une des raisons poussant à « faire de la politique », peut-être « pour toutes les mères qui donnent tant et qui reçoivent si peu ».

Si l’auteur évoque tous ces sujets, il revient aussi sur les difficultés (voire sur l’impossibilité ) de gouverner un Etat, devenu un paquebot où trop de ponts réduisent le commandant à ne pas se faire entendre des étages les plus immergés.

Les questions de l’éducation et de l’enseignement reviennent sans cesse dans ce monologue, en en faisant l’axe central de toute société et nous ne sommes pas loin de l’approuver entièrement.

 

On ne peut pas passer en revue tous les sujets traités. Mais que l’on apprécie ou pas l’auteur (je pense principalement ici à ses idées et à ses convictions), que l’on partage ou non ses convictions, il ressort de cette lecture une certaine lucidité et une sagesse relative certes, mais appréciable en ces temps mouvementés.

Un livre à parcourir, un livre à découvrir par petite bribes mais un livre qui ne vous laissera pas indifférent.

Giacometti Ravenne LUX TENEBRAE


LUX TENEBRAE. Giacometti Ravenne

Paris. 2010. Fleuve Noir / Pocket. 478 p.

(LP 518)

Présentation de l’éditeur : Eté 2010. Le commissaire et franc-maçon Antoine Marcas est déclaré mort, après avoir succombé à une blessure par balle. Mais l'histoire ne fait que commencer. Car par-delà sa propre mort, Marcas va mener la quête la plus incroyable qui lui ait été donné de vivre depuis son initiation maçonnique. Une expérience absolue qui a vu le jour il y a plus de trois mille ans... De l'Egypte d'Akhénaton aux Expériences de Mort Imminente en passant par l'origine cachée de la franc-maçonnerie, découvrez le nouveau Giacometti et Ravenne : un thriller initiatique au coeur des ténèbres... La série des aventures du commissaire Marcas a été traduite dans treize pays.

Mon avis (Décembre 2012) :

On retrouve donc le commissaire franc maçon, issu des esprits des deux écrivains dont on attend chaque opus comme une grande fresque ésotérique. L’opus présent ne manque pas de piquant, puisqu’il  commence par la mort de ce héros récurrent. Il ne s’agit nullement d’un rêve ni même d’un talent de l’imagination, mais bel et bien de la mort du commissaire, qui quelques pages plus loin, revient d’entre les morts pour mener à bien cette enquête. Appréciant l’ésotérique et les romans historiques, je ne peux que regretter ce retour à la vie, trop tiré par les cheveux (Je vous en laisse la primeur, mais toujours est-il que cette aventure est loin d’être la dernière de Marcas).

C’est en enquêtant sur un trafic d’œuvres d’art volés qu’Antoine Marcas se lance dans une quête, dont on découvre peu à peu, qu’elle est vitale pour l’humanité toute entière. Les ressorts changent peu mais on prend plaisir à retrouver le commissaire dans ces aventures. Autant vous dire, que le récit n’est pas une histoire de convalescence suite à la mort du héros, mais bel et bien une aventure frénétique comme toujours. Un rebondissement à chaque chapitre (ou presque) avec toujours l’imprécation de l’ésotérique dans l’intrigue et de l’histoire dans l’enquête.

Ici, Marcas doit faire face à des adversaires redoutables, et on sourit à la lecture de la révolte des personnes âges dans une maison de retraite. Est-ce la folie ou la démence qui les pousse à agresser sexuellement le commissaire ? Drôle d’histoire donc, nous menant dans les arcanes de la vie après la mort et de la résurrection, avec bien évidemment les mystères des sociétés maçonniques.