mercredi 23 janvier 2013

BERRY, Steve Le Code Jefferson






(Le) Code Jefferson. 2011. BERRY Steve. Traduit par MAZINGARBE Danièle
Paris.2012. Le Cherche Midi Editeurs. Collection Thriller. 591 p.
(LP520)
Présentation de l’éditeur : Lincoln (1865), Garfield (1881), McKinley (1901), et Kennedy (1963) : quatre présidents américains, quatre assassinats a priori sans rapport aucun, et pourtant...
Afin de venir en aide à une de ses amies, Cotton Malone se rend aux Etats-Unis sans se douter qu'il est sur le point de faire l'une des découvertes les plus étonnantes de sa carrière : l'existence d'une société secrète, fondée lors de la Révolution américaine, adoubée par George Washington et qui, depuis lors, n'a cessé ses mystérieuses activités. À l'origine du secret, et peut-être de l'assassinat des quatre présidents, une intrigante séance du Sénat américain survenue en 1793.
Lancé dans une course contre la montre pour découvrir la vérité, Malone devra élucider de nombreuses d'énigmes, en particulier celle du fameux Code Jefferson, afin de déjouer une conspiration dont les ramifications s'étendent au cœur même de l'État américain.

Depuis les pères fondateurs de l'Amérique jusqu'à l'assassinat de Kennedy, en passant par la personnalité fascinante de Thomas Jefferson, Steve Berry nous fait partager une histoire aussi riche que passionnante, et pleine de mystères réels jamais résolus jusqu'à aujourd'hui. Une aventure palpitante !
Mon Avis (Janvier 2013) : Tous les protagonistes récurrents de Steve Berry se retrouvent ici, et c’est pour venir en aide à leur amie (et ancienne patronne pour Cotton), Stéphanie Nelle, que Cotton Malone quitte sa Scandinavie adorée pour venir aux Etats Unis avec la belle et toujours indomptée Cassiopée. Les deux héros des anciens opus vivent en effet une idylle sereine, que l’auteur détaille pour notre plus grand plaisir. Car, et c’est un changement pour ces nouvelles aventures, Steve Berry prend le temps de rendre tous ses héros plus vivants et plus attachants. Même le président des Etats Unis se laisser aller à des confidences sur son mariage, auquel ni lui ni son épouse ne croit plus. La nouvelle confidente du président, Stéphanie Nelle donc, a disparu, appelant Malone à la rescousse.
Les rebondissements peuvent alors reprendre, et on s’aperçoit vite, que les détails apportés par l’auteur ne l’empêchent aucunement de maintenir le même rythme haletant que dans les autres opus. Voilà donc Malone et Cassiopée déjouant un attentat contre le président et se lançant dans une lutte sans merci contre les pirates…pardon les corsaires. La différence subtile vous sera délivrée par le chef de ces Corsaires, regroupés depuis des siècles dans le Commonwealth. Un rebondissement à chaque chapitre avec, comme nous l’avons déjà précisé, des épisodes plus calmes et avec quelques révélations.
L’écriture est toujours aussi fluide, et les enchainements bien suivis. Comme à son habitude, Steve Berry nous aide à démêler l’imaginaire du réel. Un excellent opus donc, que j’ai dévoré d’un bout à l’autre. Pour celles et ceux, ayant lu ce dernier opus des aventures de Cotton, avez-vous été comme moi interloqué par l’affirmation de l’auteur, qui en fait le premier d’une longue série ? On peut en reparler en messagerie privée.
A lire absolument après avoir appris à connaître les personnages.



jeudi 20 décembre 2012

GUAINO Henri La nuit et le jour


La nuit et le jour. 2012. GUAINO Henri

Paris. Plon. 282 p.

(LP519)

Résumé de l’éditeur :

« Vous savez pourquoi ils l’ont tant détesté ? Parce qu’il voulait gouverner. Tous ceux qui avaient pris l’habitude de ne plus être gouvernés, de vivre entre eux, avec leurs petits arrangements, leurs petits privilèges, tous ceux-là l’ont détesté. Vous savez, le Sarkozy que j’ai côtoyé pendant cinq ans à l’ Elysée ne ressemblait pas du tout à la caricature que ses adversaires en ont fait.


Dans la nuit tiède, sous le ciel étoilé, je revoyais nos conversations nocturnes quand, parfois, après le dîner, il venait me rendre visite dans mon bureau alors que j’écrivais. C’étaient des moments privilégiés, sans ces jeux de rôle qui sont inévitables lorsqu’il y a plus de deux personnes en présence. Quand il quittait mon bureau, je me remettais à écrire jusqu’au matin. Ah, toutes ces nuits d’insomnie consacrées au long combat toujours recommencé des mots et des idées ! »


H. G.



Henri Guaino a été commissaire au Plan, inspirateur de la campagne de Jacques Chirac sur la fracture sociale en 1995 et le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy pendant tout son quinquennat. Il a été élu député des Yvelines lors des dernières élections législatives. Il est l’auteur de La Sottise des Modernes publié chez Plon en 2002.

Mon avis (Décembre 2012)

Conseiller et confident du président de la République, Henri Guaino nous livre dans ce récit la discussion (imaginaire ou rêvée), qu’il a (aurait eu) avec l’un de ses anciens Instituteurs dans sa ville d’Arles. La nostalgie de son enfance se mêle alors aux déceptions encore vives. Cette discussion, l’auteur la date de la fin du mois de juillet, s’étendant sur plusieurs jours. Les deux Hommes y abordent tous les sujets, qui tiennent au cœur de celui qui fut, après avoir été l’un des proches de Philippe Séguin (et l’hommage rendu y est vibrant et presque émouvant), au cœur de ce qui devait devenir le « cercle restreint ». La pudeur peut-être l’empêche de s’étaler sur les secrets de la vie privée du locataire de l’Elysée. Mais la discussion est rêvée puisqu’elle s’apparente plus du long monologue, parfois entrecoupé par des interrogations de cet instituteur, qui, au terme de son existence, s’enorgueillit d’avoir formé des individus doués de raison et de discernement. La nostalgie du temps passé donc avec les positions assez tranchées de Mr Guaino sur certains sujets.

L’Europe, la mondialisation, la crise sociale, la détresse de ses contemporains, l’auteur nous livre ses sentiments mais aussi sa déception. Touchant quand il nous parle du départ trop rapide de sa mère, qui, et il le souligne assez, n’eut aucun moment de repos au cours de son existence, comme si cela devait marquer à jamais la vie d’une maman.  L’évocation d’une enfance heureuse mais modeste, pour ne pas dire pauvre, qui le pousse à argumenter que l’on « ne devient pas un voyou parce que l’on est pauvre » et qu’au contraire les principes inculqués ont souvent bien plus de force et de conviction que dans certaines classes bienpensantes. Pas de voyeurisme de sa part bien au contraire, puisque cela le pousse à deviner une des raisons poussant à « faire de la politique », peut-être « pour toutes les mères qui donnent tant et qui reçoivent si peu ».

Si l’auteur évoque tous ces sujets, il revient aussi sur les difficultés (voire sur l’impossibilité ) de gouverner un Etat, devenu un paquebot où trop de ponts réduisent le commandant à ne pas se faire entendre des étages les plus immergés.

Les questions de l’éducation et de l’enseignement reviennent sans cesse dans ce monologue, en en faisant l’axe central de toute société et nous ne sommes pas loin de l’approuver entièrement.

 

On ne peut pas passer en revue tous les sujets traités. Mais que l’on apprécie ou pas l’auteur (je pense principalement ici à ses idées et à ses convictions), que l’on partage ou non ses convictions, il ressort de cette lecture une certaine lucidité et une sagesse relative certes, mais appréciable en ces temps mouvementés.

Un livre à parcourir, un livre à découvrir par petite bribes mais un livre qui ne vous laissera pas indifférent.

Giacometti Ravenne LUX TENEBRAE


LUX TENEBRAE. Giacometti Ravenne

Paris. 2010. Fleuve Noir / Pocket. 478 p.

(LP 518)

Présentation de l’éditeur : Eté 2010. Le commissaire et franc-maçon Antoine Marcas est déclaré mort, après avoir succombé à une blessure par balle. Mais l'histoire ne fait que commencer. Car par-delà sa propre mort, Marcas va mener la quête la plus incroyable qui lui ait été donné de vivre depuis son initiation maçonnique. Une expérience absolue qui a vu le jour il y a plus de trois mille ans... De l'Egypte d'Akhénaton aux Expériences de Mort Imminente en passant par l'origine cachée de la franc-maçonnerie, découvrez le nouveau Giacometti et Ravenne : un thriller initiatique au coeur des ténèbres... La série des aventures du commissaire Marcas a été traduite dans treize pays.

Mon avis (Décembre 2012) :

On retrouve donc le commissaire franc maçon, issu des esprits des deux écrivains dont on attend chaque opus comme une grande fresque ésotérique. L’opus présent ne manque pas de piquant, puisqu’il  commence par la mort de ce héros récurrent. Il ne s’agit nullement d’un rêve ni même d’un talent de l’imagination, mais bel et bien de la mort du commissaire, qui quelques pages plus loin, revient d’entre les morts pour mener à bien cette enquête. Appréciant l’ésotérique et les romans historiques, je ne peux que regretter ce retour à la vie, trop tiré par les cheveux (Je vous en laisse la primeur, mais toujours est-il que cette aventure est loin d’être la dernière de Marcas).

C’est en enquêtant sur un trafic d’œuvres d’art volés qu’Antoine Marcas se lance dans une quête, dont on découvre peu à peu, qu’elle est vitale pour l’humanité toute entière. Les ressorts changent peu mais on prend plaisir à retrouver le commissaire dans ces aventures. Autant vous dire, que le récit n’est pas une histoire de convalescence suite à la mort du héros, mais bel et bien une aventure frénétique comme toujours. Un rebondissement à chaque chapitre (ou presque) avec toujours l’imprécation de l’ésotérique dans l’intrigue et de l’histoire dans l’enquête.

Ici, Marcas doit faire face à des adversaires redoutables, et on sourit à la lecture de la révolte des personnes âges dans une maison de retraite. Est-ce la folie ou la démence qui les pousse à agresser sexuellement le commissaire ? Drôle d’histoire donc, nous menant dans les arcanes de la vie après la mort et de la résurrection, avec bien évidemment les mystères des sociétés maçonniques.

mercredi 14 novembre 2012

DESJARDINS Martine


MALEFICIUM. DESJARDINS Martine
Paris. 2012. Editions
(LP517)
Présentation de l’éditeur : Pardonnez à ces sept hommes victimes d'étranges maléfices, venus chercher dans le confessionnal une oreille attentive au récit de leur infortune et implorer le salut de leur âme souillée par la curiosité et la faiblesse de la chair. Pardonnez aussi à cette femme calomniée, emmurée dans un cruel silence, car elle sait bien ce qu'elle a fait. 
Pardonnez enfin à l'homme de Dieu qui a recueilli leurs aveux et brisé le sceau de la confession en les transcrivant dans un ouvrage impie.
Lecteur, vous tenez entre vos mains une version remaniée mais non expurgée du mythique Maleficium de l'abbé Savoie (1877-1913), prêtre sacrilège dont on sait peu de chose, sinon qu'il termina ses jours cloîtré dans un monastère après avoir été mystérieusement frappé de surdité. Sachez que la lecture de cet ouvrage délétère pourrait provoquer un certain malaise chez les âmes pures, exciter les sens ou éveiller des désirs inavouables, et qu'en cédant à ses charmes vous risquez d'encourir l'excommunication. Vous voilà averti. 
L'auteure du Cercle de Clara et de L'évocation (prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec) nous offre une fresque baroque en huit tableaux, une invitation à voyager aux limites des plaisirs et de la souffrance. Une œuvre rare, parfumée de fantastique, d'exotisme et d'érotisme, portée par une langue somptueuse. Jamais le péché ne vous aura semblé aussi irrésistible.
 
Mon avis (Novembre 2012) : Commençons par remercier le site Babelio, grâce auquel nous avons découvert cet ouvrage, qui serait autrement passé inaperçu. Maleficium, voilà le traité de l’hérétique abbé Savoie (1877-1913) que nous livre la journaliste Martine Desjardins. Cette dernière nous relate alors les confessions de 7 Hommes, qui se sont lancés dans une quête aventureuse, qu’il s’agisse d’encens ou d’insectes rares notamment. Ce sera alors autant d’occasions que de rencontrer des bizarreries et autres malformations de ces personnages. Bien évidemment, la 8ème confession révèle une surprise, réunissant, à sa manière, toutes les autres.
Martine Desjardins nous livre donc une description, comme on en voyait à la grande époque de ces cabinets de curiosité. Il faut réussir à pénétrer chacune de ces histoires, empreintes de religion, de mystères et d’imaginaire. Celui de l’auteur est à la hauteur de nos espérances et on se force à parvenir au bout de chacune de ces confessions pour comprendre, si besoin en était, la morale de ce récit.
Pour écrire son roman, car il s’agit bien d’un roman, Martine Desjardins s’est documentée et les multiples récits attestent de cette érudition, même si pour le plaisir de la lecture, certaines libertés ont été prises avec certains personnages.

Le pari est réussi pour ce Maleficium, pour lequel nous avons pris un plaisir certain à explorer ces personnalités en apparence si différentes et pourtant toutes réunies dans une recherche effrénée de « sens » à leur quête. L’écriture est fluide et donne envie de poursuivre encore et encore, même si certaines longueurs peuvent néanmoins se faire sentir, notamment lorsqu’il s’agit de décrire difformités et autres anomalies.

Un ouvrage à découvrir et à lire en 8 épisodes bien évidemment.

 

 

 

lundi 29 octobre 2012

GIACOMETTI RAVENNE (Le) Temple Noir


(Le) Temple Noir. 2012. GIACOMETTI RAVENNE

Paris. Fleuve Noir. 660 p.

(LP 516)

Présentation de l’éditeur :

Mon cher Marcas, le véritable secret de l’Ordre du Temple n’a jamais été le trésor. Je vous parle d’un secret d’une puissance telle qu’il pourrait faire basculer le destin de l’humanité…

1232. En Terre Sainte, une lutte sans merci oppose le Grand Maître des Templiers et le Légat du pape pour posséder un secret revendiqué par toutes les religions et tous les pouvoirs. 2012. A Londres, le Temple Noir se réunit et va changer le cours de l'Histoire. Dans les méandres financiers de la City et dans les coulisses des sociétés secrètes, le seul homme à pouvoir éviter le pire est Antoine Marcas, flic et franc-maçon.


Une seule condition : résoudre l'ultime énigme des Templiers...

Les enquêtes d’Antoine Marcas ont été traduites dans 15 langues. Avec plus d’un million d’exemplaires vendus en France, Giacometti et Ravenne ont donné ses lettres de noblesse au thriller ésotérique français.

A la fin du livre retrouvez un guide du Londres maçonnique

 

Mon Avis (Oct. 2012) :

Antoine Marcas, à qui est dédié cet opus (« flic, franc-maçon » et fier de l’être,…) est le héros récurrent de Giacometti Ravenne, pseudonyme derrière lequel se cache Eric Giacommetti, un journaliste écrivain, et Jacques Ravenne, un franc maçon élevé au grade de maître au rite français. L’histoire simple et linéaire est donc impossible, et on le sait en commençant la première page de ce roman de près de 700 pages.  Même sil il est possible d’approcher les aventures de Marcas par cet opus, quelques détails peuvent manquer, si vous n’avez pas lu au préalable :

-          In Nomine

-          Le rituel de l’Ombre

-          Conjuration Casanova

-          Frère de sang

-          La croix des assassins

-          Apocalypse

-          Lux Tenebrae

-          Le septième Templier

Nous voici donc emmenés dans une nouvelle enquête d’Antoine Marcas, qui a lieu en 2012, alors que les Jeux Olympiques de Londres attirent tous les regards. Pas de doutes donc, le roman est avant tout contemporain avec des clins d’œil de toutes sortes (Le président rencontrant Marcas pour le remettre sur les rails et le lancer à la poursuite du mystère du trésor du Sacré Cœur) et bien ancré dans son époque (Les étudiantes perturbant la nécessaire concentration d’Antoine en fredonnant les titres de feu Whitney Houston).

Mais voilà que Marcas, franc maçon du Grand Orient de France, se rend en Angleterre, où ses frères sont bien moins bienveillants qu’ils ne pourraient le sembler. Et quelle est cette pierre, dont l’énergie effraie chacun par la puissance. Le symbolisme des pierres, des loges, …le tout mêlé aux mystères du monde financier et de la City…Bref un roman bien difficile à expliquer, même si une fois entamé, ce roman reste captivant et je n’ai pas pu le lâcher. Mais, l’intrigue est complexe renvoyant dos à dos gentils et méchants (Marcas fait-il partie des premiers ou dirige-t-il les seconds ?). Ajoutez à cette quête ésotérique les arcanes de la finance londonienne et la réapparition d’une louve plus diabolique que jamais.

Facile à lire, bondissant de Londres à toutes les grandes places européennes, le Temple noir est une quête initiatique, nous plongeant dans l’univers étrange de la franc-maçonnerie. Mais, comment comprendre le sens de cette quête, si il en existe bien un. Il suffit alors de lire les chapitres historiques de ce roman, qui comme dans toutes les aventures d’Antroine, peuvent être lus séparément dans leur globalité avant d’entamer la lecture des chapitres contemporains. Deux époques en une seule, même si les auteurs nous convient à la voie royale, à savoir la lecture du roman dans son intégralité, nous faisant bondir du Londres du XXIème siècle à la Terre Sainte du XIIIème siècle. Quel rapport ? A vous de voir et de garder le fil…

Vous n’en savez pas beaucoup plus sur l’intrigue. Mais retenez ceci. Fluide et directe, l’écriture des auteurs vous mène là où bon leur semble. Vous aimez les mystères et les intrigues, alors procurez vous les premiers épisodes de ce flic hors norme, et lancez-vous à sa poursuite. Vous avez du mal à passer d’une époque à une autre, et vous redoutez les rebondissements permanents, alors passez votre chemin…

Personnellement, j’attends avec impatience le nouvel opus et en attendant je vais m’empresser de mettre en ligne ms critiques des précédentes aventures.

dimanche 14 octobre 2012

Comprendre un Monde qui change, ...une nouvelle collection


Depuis quelques années, le journal Le Monde n’a pas échappé à la nouvelle tendance, poussant les quotidiens (nationaux et régionaux) à proposer des collections éditoriales en tout genre. Depuis cette semaine, la nouvelle collection est arrivée en kiosque : Comprendre un Monde, qui change.
Le quotidien nous invite donc à éclairer le présent en connaissant le passé dans le but de découvrir l’avenir.  En 20 thématiques (on sent à certains éditos du quotidien, que ce n’est qu’une première série qui nous est proposée ici), le quotidien nous propose donc de parcourir l’ensemble des questions actuelles. Le prix de 6.90 € le volume pourra en dissuader plus d’un même si le premier numéro est proposé à prix de lancement : 3.90 €.  Tous les 15 jours donc, rendez-vous avec le Monde pour comprendre ce Monde, qui change.

Liste des 20 titres :

1.      Crises du krach de 1929 aux menaces sur l’euro
2.      Chine : de la révolution à la naissance d’un géant
3.      La République et ses présidents depuis 1944
4.      Egypte : de Nasser au « Printemps arabe »
5.      Europe : de la construction à l’enlisement
6.      Japon : De Hiroshima à Fukushima
7.      Etats Unis : De Roosevelt à Obama
8.      Israël : l’Etat inachevé
9.      Les femmes : du droit de vote à la parité
10.  Brésil : l’épopée d’une puissante émergente
11.  France : les religions et la laïcité
12.  Afrique du Sud : de l’Apartheid à Mandela
13.  Etat Providence : un modèle à réinventer
14.  Guerre d’Algérie : le choc des mémoires
15.  Climat : la catastrophe annoncée
16.  Monde : à la recherche d’une gouvernance
17.  Espace : de la Lune à Mars
18.  Sida : trente ans de lutte contre le virus
19.  Russie : De Staline à Poutine
20.  Sports : un enjeu géopolitique

mardi 18 septembre 2012

GRAVIER Stéphane BLOODY VALERIA


BLOODY VALERIA. 2010 GRAVIER Stéphane

Paris. Mon Petit Editeur. Thriller. 233 p.

(LP515)
 
 
 
 

Présentation de l’éditeur : Quand votre usine ferme ses portes du jour au lendemain, sans raison apparente, et que votre frère reprend contact avec vous après deux ans de silence pour vous annoncer que sa femme et sa fille viennent d’être kidnappées, vous pouvez vous dire que les choses ne tournent plus vraiment rond.
Mais quand vous découvrez un lien entre ces deux événements a priori totalement étrangers, vous comprenez qu’il ne s’agit là ni du hasard ni même de la malchance.
Vous pouvez croiser les doigts et espérer que tout va bien se passer. Vous pouvez, mais au fond, vous savez qu’il est sans doute déjà trop tard et que plus rien ne pourra éviter le pire.


"Bloody Valéria" est un thriller politique grand public, mêlant suspense, action et humour. Une histoire haletante, des personnages attachants et une écriture travaillée et piquante. Une très bonne lecture qui ravira les amateurs du genre mais aussi les autres.

Mon Avis (Septembre 2012) :

Accepter des partenariats revient à se laisser aller à la découverte d’auteurs, que nous n’aurions (probablement) pas pris le temps de découvrir. En feuilletant les premières pages de ce roman politico-policier, nous sommes happés par une écriture originale et unique. La 1ère personne, le redoutable Je, joue à cache-cache avec une narration impersonnelle. On sait alors à qui on a à faire. L’image (le son) de Pierre et le loup s’impose, et la musique rythme les quelques 230 pages de ce roman. Cela tombe parfaitement bien puisque le livre « Bloody Valeria » s’écoute aussi (Cliquez-ici pour découvrir la bande son du livre).

Même si le livre reste un ouvrage inclassable, essayons de revenir à l’intrigue en elle-même. Valeria, une femme à la beauté éclatante et inoubliable, va croiser la route de l’un des héros, si ce n’est le héros du livre, Victor. La première personne, le Je, c’est lui, Victor un écorché (a vous de découvrir pourquoi), qui alternera avec plaisir les longues discussions philosophiques avec ses nombreuses amies (vous serez étonnés de ces amies insolites et pourtant si fidèles). Humour caustique ou pensées profondes dissimulées, Victor cache parfaitement son jeu, ne cessant de nourrir sa théorie (implacable) du « Rien à Foutre ».

Valeria, Victor,…deux personnages parmi tant d’autres donc. Une histoire d’amour en perspective, probablement mais ne vous attendez pas à une séduction lancinante.

Confronté à la dure réalité d’une fermeture d’usine, Victor va se lancer (aussi) dans la critique architecturale lorsqu’il visite l’hôpital, où travaille son frère Nathan. Leur retrouvaille n’a rien au hasard, et Victor abandonne sa théorie du « Rien à foutre » pour venir en aide à son frère, dont la famille est prisonnière. Mais, Marcel, l’ami si précieux de Victor, vit mal la fermeture prochaine de son usine (et celle de Victor par la même occasion).

Ajoutez à cela une élection, où les coups tordus se disputent la vedette avec les actes amoraux.  Mélangez toutes ces histoires, et vous obtenez alors ce petit thriller captivant de bout en bout. Rien n’est tiré par les cheveux, bien au contraire mais prenez le temps de vous laisser bercer par la douce musique de chacun des protagonistes.

C’est donc cette histoire, que nous conte Stéphane Gravier avec un style direct et agréable à lire.

Est-ce utile de préciser, que je vous recommande vivement de sauter le pas et de plonger dans la vie de Victor et de Nathan ? L’auteur vous conduira jusqu’à Valeria et l’intrigue est alors au bout du chemin…

jeudi 12 juillet 2012

Des nouvelles a petits prix pour l'été

A partir de ce jour, et pour toute la durée de l'été, le journal Le Monde propose de retrouver, chaque jeudi, une nouvelle, rédigée spécialement à cette occasion, au prix de 2 euros

jeudi 5 juillet 2012

DARPHIN, Patrick. Le Périgord Vert Au fil de la Lumière


(Le) Périgord Vert. Au fil de la Lumière. 2012. DARPHIN Patrick
La Crèche (79). Geste Editions. 238 p.
(LP 512)




Présentation de l’éditeur :
Des vallées profondes de l’Auvézère et de l’Isle, aux plaines harmonieuses de la Dronne et de la Côle, les paysages du Périgord Vert se succèdent façonnés par le sous-sol : granitique au nord, calcaire au sud... Les terres rouges du pays thibérien contrastent avec la blancheur du terroir ibéracois. La diversité de la faune ponctue aussi de tâches colorées ce tableau champêtre : Blonde d’Aquitaine, Limousine broutant l’herbe des pâturages à la couleur changeante et habités par une multitude d’insectes et d’oiseaux. Cet ouvrage propose un voyage au fil d’une multitude de paysages, d’une diversité de points de vue, au fil de la lumière qui irrigue le Périgord.

Mon avis (Juin 2012) :

Encore un livre sur le Périgord serait-on tenté de dire ? Et pourtant, ce livre reste une belle découverte. Il ne s’agit pas ici de partir à la découverte (mainte fois revécue)  des hauts lieux du patrimoine du Périgord Noir, mais bien de s’immerger dans le moins connu Périgord Vert, celui là même dont l’auteur se sent si proche.
Pourtant, Patrick Darphin a pu voir les plus beaux sites à travers le monde, sa profession de photographe l’y encourageant. Et c’est néanmoins dans cette vallée de L’Isle ou encore dans celle du Bandiat, qu’il se sent le mieux.  Une passion pour ces terres si riches en sites naturels, mais aussi en vestiges glorieux de notre passé.
L’auteur nous convie donc à le suivre. Après quelques pages de lecture, on a envie de tout abandonner pour vivre les émotions et les sentiments décrits. Un coucher de soleil par ici, les couleurs du petit matin par là…Bien plus qu’un guide touristique, le livre reste une véritable déclaration d’amour à la région.
L’auteur nous fait vibrer, notamment en laissant s’exprimer les spécialistes de l’histoire de tel ou tel village, mais il nous fait rêver aussi en nous présentant ses plus belles photos.  Que Patrick Darphin soit  un très bon photographe, personne n’en doute plus en observant ces clichés, mais il suffit de le lire pour se rendre compte, qu’il a le talent de l’écriture légère, celle qui donne envie de partir, de voyager… Un sans faute donc pour ce livre joliment présenté.  
Incontournable pour les amoureux des terroirs de France, le livre sera votre parfait compagnon de voyage. Même si son format ne se prête pas à être glissé dans le sac, il saura revigorer vos sensations le soir venu.  Si je devais apporter un petit bémol (et il est vraiment mineur), c’est l’absence d’index, rendant difficile la référence à un passage précis…Mais, ne boudons pas notre plaisir, et félicitations à l’auteur et à la maison d’Editions, Geste Editions, que je découvre au passage.
Enfin, mes plus vifs remerciements à Babelio et à Geste Editions pour ce partenariat fort enrichissant. 

mercredi 20 juin 2012

CARRISI, Donato Le Tribunal des Ames

 (Le) Tribunal des Âmes. 2011. CARRISI Donato Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza.
Paris. 2012. Editions Calmann – Lévy. 460 p.
(LP511)





Présentation de l’éditeur :
Rome, sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. 

Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. 

Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais cru à un accident. 

Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au cœur du Vatican.
À la frontière de la lumière et des ténèbres.
Mon avis (Juin 2012) : Une véritable révélation…autant vous le dire pour commencer, je suis littéralement tombé sous le charme de cet auteur italien.  Les intrigues se coupent, se complètent, s’éclairent l’une l’autre. Les personnages sont construits avec des caractères bien trempés. Travaillés, ces personnages, même les plus machiavéliques,  nous révèlent leur passé et parmi cette multitude de personnages, deux ressortent du lot, dont l’un Marcus semble promis à devenir un héros récurrent.
Marcus un véritable profiler à la F.B.I., sauf que son employeur est bien plus puissant et exigeant. Le Vatican compte sur les qualités de Marcus, qui est capable de déceler le mal mais aussi d’analyser les scènes de crime pour en comprendre la genèse. Et pourtant, blessé un an plus tôt, Marcus est incapable de se souvenir d’où il vient.
De son côté, Sandra ne se remet pas de la disparition de son compagnon. Mort à Rome, il se devait pourtant d’être dans le Nord de l’Europe.  Pourquoi ce mensonge, alors que Sandra continue à vouer une confiance sans borne à son défunt époux ?
Enquétrice photo pour la police photo, lorsqu’elle se décide, forcée par un inspecteur étrange d’Interpol, son chemin devait alors croiser celui de Marcus, qui lui cherche à sauver une jeune étudiante kidnappée par un pervers, devenu depuis inconscient.
Le roman est captivant et soulève ces intrigues, pour lesquelles le Vatican reste le maître. Car, amnésique ou pas, Marcus ne fait que perpétuer une tradition secrète de l’Eglise.
Les rebondissements sont nombreux et inattendus, et l’écriture de Donato Carrisi se fait tantôt minutieuse et descriptive, tantôt rapide et narrative. Bien écrit, le roman se lit d’une traite, mais je vous conseille néanmoins de vous concentrer un minimum, sous peine de décrocher aux explications.
Un petit chef d’œuvre donc 

dimanche 20 mai 2012

DESPRATS Jean Paul Jaune de Naples

Jaune de Naples. 2010. DESPRAT Jean – Paul Paris. 2012. Editions du Seuil. Points. 787 p. (LP 510) Présentation de l’éditeur : 1770 : Une certaine Marie-Antoinette devient dauphine de France. De Versailles, elle correspond régulièrement avec sa soeur Marie-Caroline, reine des Deux-Siciles. La rivalité entre les deux heures s’exprime à travers la porcelaine : Marie-Antoinette a la manufacture de Sèvres, renommée mondialement, Marie-Caroline avait autrefois une magnifique fabrique que son beau-père a fait détruire. Afin de réaliser ce défi, Marie-Antoinette dépêche Anselme Masson, un porcelainier de talent à Naples afin de faire renaître de ses cendres l’ancienne fabrique de Naples… Mon avis (Mai 2012) : Je commence par remercier les Editions Points et le forum Partage Lecture pour ce partenariat. Le livre reste un petit bijou du genre, même si, je l’avoue, je n’ai pas accroché à cette histoire. La documentation de l’auteur est pourtant à la mesure du sujet, et pas une minute, on n’a l’impression de naviguer dans l’absurde ou l’incompréhensible. Jean Paul Desprat nous relate parfaitement cette histoire de cette porcelaine. Seulement, cette histoire n’a pas déclenché cette étincelle, qui fait qu’un livre nous passionne ou nous captive. Anselme MASSON reste attachant et les descriptions sont des plus précises (trop peut-être). Il manque le souffle, la passion, ..Un grand bravo à l’auteur, dont l’écriture est fluide, directe et sans trop de fioritures. A lire pour le la passion de la porcelaine, des intrigues.. Et, pour les longueurs, car j’avoue qu’il y en a (même si j’adore les descriptions précises, elles sont ici, d’après moi, trop littéraires), la suite du récit vous pousse néanmoins à vouloir savoir. Une déception donc ? Non, pas une déception, car le moment n’a pas été désagréable. Un plaisir. Peut-être pas non plus, mais un moment à vivre, tout simplement. Alors, si l’aventure vous tente, je ne vous le déconseillerai pas.

vendredi 13 avril 2012

MOYANO, Olivier. Les chroniques du Dr TRENT


Les Chroniques du Dr TRENT. 2012. MOYANO, Olivier
Paris. Editions Kirographaires. 117 p.

Présentation de l’éditeur :
Le psychanalyste Stanislas Trent a disparu, comme volatilisé. Il venait tout juste de devenir urgentiste et il n’est pas revenu d’une intervention de nuit. C’est à la lecture de carnets retrouvés dans sa voiture que l’on découvre sa passion secrète?: être à l’affut des « angles morts » qui peuplent la vie de tous les jours?: expériences bizarres, déroutantes, insolites… Bref, le Dr Trent a décrit dans ses Chroniques cette traque qui va le mener au bout… Les Chroniques du Dr Trent explorent les failles mystérieuses qui se logent dans le quotidien, les dérives, les situations étranges, fantasques. En ce sens, ce roman continue d’explorer une certaine fêlure du monde ordinaire, une lézarde qui masque l’entrée de nos « angles morts ». L’auteur semble destiné à décrire ce revers singulier du banal, tiré, il est vrai, de certaines expériences personnelles.

Olivier Moyano est installé dans la région Bordelaise. Après avoir « sévi » dans le monde des publications scientifiques, il décide de se consacrer à la littérature… Il a publié un essai aux éditions Accarias-L’Originel en 1998 intitulé Rêve et Chamanisme. Un recueil de nouvelles fantastiques est paru aux éditions Assyelle en 2011, L’Homologue et autres récits. L’auteur aime à décrire ce revers singulier du banal, cette doublure fantastique de la réalité quotidienne au travers de narrations tantôt imaginaires, tantôt inspirées de son vécu et sûrement d’une admiration inconditionnelle pour l’écrivain japonais Haruki Murakami.

Mon avis (Avril 2012) :
Premier roman pour cet auteur bordelais, pour lequel, je peux vous garantir, que je m’en vais de ce pas chercher à découvrir plus en avant avec les deux recueils de nouvelles, déjà publiés ( Rêve et Chamanisme. 1998. Editions Accarias – L’Originel. 1998 et L’Homologue et autres récits. 2011. Editions Assyelle). Nous voilà donc emmené sur les traces de Stanislas Trent, disparu sans laisser de traces si ce n’est ses précieuses notes.
Ce sont ces précieuses chroniques, qui nous captivent d’un bout à l’autre de cette centaine de pages, durant lesquelles on frissonne à comprendre la passion de ce docteur Trent, tour à tour psychanalyste et urgentiste : les « angles morts ». L’incompréhensible devient alors la traque du Dr Trent, qui nous apparait depuis sa plus tendre enfance, à l’époque où il mena sa première psychanalyse, jusqu’à la découverte (mais en était-ce vraiment une ?) des bienfaits des guérisseurs, renvoyant le personnel médical, dont Stanislas Trent est, à leur méconnaissance ?
Pourquoi le psychanalyste a – t – il disparu ? En apprendra – t – on vraiment plus en le découvrant par touches successives à travers un road movie, où la route 66 prend la forme d’un inconscient mis sous loupe ?  Un grand bravo à cet auteur, Olivier Moyano, dont l’écriture semble être faite pour nous faire pénétrer l’insondable. Son style, tout à tour épuré puis alambiqué, ne cesse de se diversifier, comme si par les mots, il rythmait l’apparition de ces angles morts.
Il m’est rare de m’attacher à un auteur, sentant une affinité poindre au tel point, qu’indépendamment du thème abordé, le récit me plaira par son style et son approche. Et, j’ai, après la lecture de ce premier roman, la certitude, que cela sera le cas pour Olivier Moyano. Une amitié littéraire, certes mais une amitié néanmoins, est née.
 L'occasion aussi, pour moi, de féliciter les Editions Kirographaires mais aussi le site des agents Littéraires , pour m'avoir permis de découvrir ce premier petit roman.